Abbaye

Histoire

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Une œuvre multiforme

La guerre finie, la communauté est de nouveau rassemblée et la vie reprend avec une ardeur renouvelée, d’autant plus que les candidats se pressent à la porte du noviciat.
Divers talents se révèlent. C’est l’heure des grandes entreprises:
Le Père Boutry, outre sa passion pour la préhistoire locale, lance le « Prêt-Revues », idée originale dont le développement spectaculaire assurera un revenu non négligeable jusqu’à sa fermeture en 1980.

Les Ateliers Monastiques d’Art, ou AMA, permettent à quelques artistes de donner libre cours à leur créativité: Le Père André Bouton, alias « frab », fournit à l’atelier de céramiques des centaines de dessins au caractère très original, pour illustrer les saints patrons et bien d’autres sujets; la sacristie conserve de lui un évangéliaire et un « rituel de bénédictions » entièrement calligraphiés et illustrés de sa main, et le magasin propose encore quelques exemplaires d’une édition limitée de sa « Règle de saint Benoît ».

Le Père Houssain travaille à la création d’ornements liturgiques. Membre de la Commission Diocésaine d’Art Sacré, il se voit confier la « mise aux normes » de plusieurs églises du diocèse à la suite de la réforme liturgique.
Le Père Goossens s’illustre avec autant de talent dans des domaines aussi variés que la tapisserie murale au pochoir, la poterie, la céramique, et même le métal. Quelques paroisses des environs bénéficieront aussi de sa compétence pour adapter leurs églises à la liturgie renouvelée.
Le Père Pierre Cholewka, lui, travaille notamment à la création de vitraux en France et à l’étranger.

L’activité littéraire, elle aussi, est intense dans les domaines les plus variés : le Père Abbé Dom Augustin Savaton rédige le « Commentaire de la Règle de saint Benoît » de Dom Paul Delatte et les « Valeurs fondamentales du monachisme » qui constitueront une sorte de testament spirituel. La spiritualité chrétienne en général ou plus spécifiquement monastique, ainsi que la liturgie sont des domaines privilégiés où s’illustrent entre autres Dom Emmanuel Flicoteaux, Dom Eugène Pichery, Dom Pierre Doyère. Les ouvrages de Dom Charles Poulet ont familiarisé des générations de séminaristes avec l’ histoire ecclésiastique qu’il a été appelé à enseigner à Saint-Anselme, l’université pontificale romaine bénédictine. Plus récemment, Dom Philippe Rouillard y donnera un cours de théologie sacramentaire. Son frère, Dom Edouard Rouillard, est mort avant d’avoir vu paraître l’édition critique des homélies de saint Basile à laquelle il a consacré toute sa vie. Dom Jacques Rousse est l’auteur d’un recueil de poèmes : « Le bonheur est à la porte ». Dom Louis Gaillard enseigne la géographie et exerce, un temps, la fonction de bibliothécaire aux Facultés Catholiques de Lille.

Mais revenons un peu en arrière: le 6 juin 1953, à l’occasion du jubilé sacerdotal du Père abbé, le monastère reçoit en dépôt « Bertine », le vénérable et imposant bourdon de l’abbaye Saint-Bertin, bénit en 1470 en présence de Charles le Téméraire et demeuré intact après l’effondrement, en 1946, de la tour qui l’abritait. Cette vénérable cloche fait aujourd’hui retentir sa voix majestueuse les jours de solennité. Elle est unanimement admirée par les fondeurs pour son élégance et sa sonorité.
En 1955, c’est l’ouverture d’un nouveau chantier. Il s’agit de construire un oratoire et une seconde galerie de cloître, surmontés d’un étage de cellules, perpendiculairement au bâtiment du réfectoire. Dom Bellot est mort en 1944 au Canada; les travaux sont confiés à son disciple, Monsieur Joseph Philippe.

En 1960, Dom Augustin Savaton, après trente-deux ans d’abbatiat demande à être relevé de sa charge. Le 22 février, Dom Jean Gaillard est élu par la communauté pour lui succéder. Théologien et liturgiste, membre de la Société d’Etudes Mariales, il collaborera à « Esprit et Vie », rédigeant des notes pour l’ homélie du dimanche, sur un cycle de trois ans. Les « Solennités pascales » (1952), ouvrage réédité en 1961 à la suite de la réforme des célébrations de la Semaine Sainte de 1955, connaît une nouvelle réédition suite à la réforme liturgique post-conciliaire de 1963 : « La liturgie pascale – Semaine Sainte et Pâques » sera publié en 1988 aux éditions du Cerf.

Le 1er Octobre 1966 : le Père Henri Guilluy quitte l’abbaye sans autre appui que la bénédiction de ses supérieurs, pour fonder ce qui deviendra la Congrégation Notre-Dame d’Espérance. Celle-ci permet à des candidats malades, handicapés ou de faible santé de devenir moines à part entière, en suivant la règle de Saint Benoît selon un rythme qui leur est adapté. La Congrégation compte aujourd’hui une quinzaine de prieurés.
Le Père André-Marie Foutrein, après avoir un temps participé à cette aventure, s’est finalement installé dans une maison voisine du même village de Croixrault , qu’il a vite transformée en une ruche bourdonnante d’activités diverses, toutes orientées vers le service et l’accueil des pauvres, en particulier le soutien de l’ œuvre du Père Pedro, à Madagascar.

En 1968, l’architecte Joseph Philippe se voit confier l’aménagement du magasin et des parloirs ainsi que la construction d’une hôtellerie qui comporte 15 chambres individuelles et 2 chambres doubles, une salle de réunions, une salle à manger et un oratoire. L’harmonie de la brique et du bois contribue à y créer une atmosphère chaleureuse et paisible propice à un temps de retraite.
En 1985, Abba Jean aspire au repos. Le Père Abbé Président nomme alors prieur-administrateur Dom Gérard Lafond, moine de St-Wandrille, qui sera élu abbé deux ans plus tard. C’est sous son abbatiat que sera célébré en 1995 le centenaire de l’érection canonique du monastère.

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