Abbaye

Histoire

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Le monastère aujourd’hui

En 1997, le Père abbé, met en œuvre le « Projet Nouveau Regard » (www.lemediateur.net/projetnouveauregard) dont il présente ainsi le but:
« Je réfléchissais à une contribution souhaitable des moines bénédictins – et particulièrement de ma communauté de Saint-Paul de Wisques – à la nouvelle évangélisation dans la perspective du grand Jubilé de l’an 2000. Je me suis posé la question Qu’est-ce que les moines peuvent apporter aux hommes et aux femmes de notre temps (à part les produits de leur artisanat ?). De toute évidence, ce qui fait l’essentiel de notre vocation contemplative: une rencontre et un partage du regard contemplatif sur Dieu, sur l’homme et sur la création avec d’autres regards: ceux des scientifiques, des artistes, des penseurs, des personnes impliquées dans les relations humaines … De cette rencontre – de cette convergence des regards enrichis les uns par les autres et tournés vers le Christ – devrait naître un regard nouveau, tout à l’opposé des idéologies qui ont déshonoré le XXe siècle. Au regard fragmenté sur un monde éclaté devrait se substituer un regard unifié sur un monde en communion. « 

Le web, cependant ne dit pas tout. Des amis dévoués et des hôtes assidus contribuent avec bonheur au rayonnement du monastère. L’Association des Amis de l’abbaye Saint-Paul de Wisques soutient et organise des activités : ainsi, le quatrième mardi de chaque mois, est proposée une journée de réflexion et de prière, entre la messe et les vêpres, avec un enseignement le matin et un échange l’après-midi et participation aux offices monastiques.
Le premier vendredi du mois, après la messe, un cours biblique est donné par un prêtre ami.

Quelques groupes plus ou moins informels, enfin, se réunissent ponctuellement ou selon des périodicités variées, pour l’étude du Catéchisme de l’Eglise catholique, par exemple, ou la méditation du rosaire ou une journée de récollection …

Les groupes scolaires et les retraites de profession de foi mettent souvent une joyeuse animation à l’hôtellerie.
L’oblature offre à des jeunes et moins jeunes, couples et célibataires, la possibilité d’un lien spirituel avec la communauté, entretenu et fortifié par des journées de récollection.

Le 22 février 2005, en la fête de la Chaire de Saint-Pierre, le Père Jacques Lubrez, prieur, a été élu cinquième abbé de Saint-Paul. Le mercredi de Pâques suivant, la bénédiction abbatiale lui était conférée par Mgr Jean-Paul Jaeger, son ancien condisciple au séminaire d’Hazebrouck, devenu évêque d’Arras, Boulogne et Saint-Omer.

En guise de conclusion, voici ce qu’écrivait le Père Jacques, quelques semaines avant sa mort survenue le 22 avril 2009, en la cinquième année de son abbatiat :

 » Aujourd’hui en 2009 : 120 ans après la fondation, la communauté connaît une situation de précarité étant donné le nombre réduit de ses membres (16), la moyenne d’âge élevée (70 ans) et l’absence de nouveaux candidats depuis de longues années. La faiblesse des moyens humains rejaillit sur le plan économique. Les AMA (Ateliers Monastiques d’Art) connaissent un déclin réel (baisse de la demande, manque d’artistes créateurs et de main d’œuvre monastique, problèmes survenant à cause de la qualité des matériaux de base disponibles aujourd’hui).

Malgré ce handicap, la communauté demeure tournée vers l’avenir et fait sien plus que jamais le cri de foi de l ‘Apôtre Paul, devise du monastère « Scio cui credidi » (Je sais en qui j’ai mis ma foi). Pourquoi? Parce qu’un monastère n’est pas une entreprise humaine, même s’il est soumis à certaines de ses composantes et lois de fonctionnement. Un monastère – ou mieux la communauté qui lui donne vie – est un mystère. Sa raison d’exister, son rayonnement spirituel ne dépendent pas avant tout d’une prospérité économique, de contributions culturelles littéraires ou artistiques, mais d’un projet dont elle n’est pas l’auteur, celui de Dieu qui appelle chacun des frères de la communauté à se convertir en marchant à la suite du Christ dans la voie tracée par saint Benoît en ce lieu précis. Les moyens pauvres, l’apparence extérieure marquée par la faiblesse ne peuvent jamais être un obstacle à l’action de Dieu qui se plaît à se servir de ce qui est petit et faible pour accomplir son œuvre.
Dans un monde où la productivité, la performance, la rentabilité, l’efficacité sont les critères de valeur et de sens, une communauté monastique précaire qui, jour après jour, essaie, avec les moyens pauvres qui sont les siens, de continuer son témoignage de prière, de travail sous le regard de Dieu et de vie fraternelle est un signe d’espérance. Sa situation la rend solidaire de tant d’hommes et de femmes inquiets pour le lendemain. Elle la ramène à l’essentiel : témoigner de Dieu dont l’amour est l’unique force et joie des pauvres.

Une situation de précarité n’est pas seulement et avant tout un problème à résoudre par des mesures adéquates, mais surtout un appel à l’inventivité, à faire du neuf sans chercher à se cramponner à des formes du passé. Presque toujours, la nécessité engendre la créativité. Avec Dieu, c’est quand tout semble perdu que tout recommence. »

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