Lettre aux oblats septembre 2011

Chers amis Oblats (es)


Je vous donne ci-dessous copie d’une très belle constatation écrite il y a plus de cinquante ans par un moine; et qui je pense pourra nourrir notre réflexion …

LE SECOND APPEL


Dans toute vie il y a un second appel, souvent bien plus dur que le premier, qui nous met dans l’obligation d’un dépouillement de tout ce qui nous semblait essentiel.

Bien qu’il ne semble s’appliquer qu’aux seuls religieux, il concerne en réalité tous les chrétiens. Il y a toujours, dans une vie, risque d’usure, de routine, risque d’accepter et de s’installer dans une certaine médiocrité, besoin de penser à soi au lieu de se renier soi-même. Un jour ou l’autre, les baptisés mettent en cause leur baptême, les gens mariés leur mariage, les religieux, leur vocation. Le choix entre le Christ et le monde se pose d’une manière encore plus impérative que la première fois.

Au début, dans la jeunesse et l’enthousiasme, nous avons entendu l’appel du Christ et nous y avons cru. Mais savions nous parfaitement à quoi nous nous engagions ? Avec l’âge, la vie devient difficile, les épreuves s’accumulent, le Seigneur s’éloigne. Nous avons peur de lui, peur de la souffrance et de la croix (qui n’est jamais celle que nous avions imaginée). Nous savons qu’après, il y a la gloire, mais elle semble si loin ...

C’est le moment pour nous de devenir libres et adultes. Il nous faut franchir, avec la grâce de Dieu, les étapes de cette croissance dont parle Saint Paul, accepter d’être tout pour le Christ et, à sa demande , tout pour les autres; être fidèles à notre vocation bénédictine, accepter de diminuer de souffrir pour les autres, en participant aux souffrances du Seigneur et, avec lui, à la Rédemption. La prière devient sèche et difficile, les questions se pressent, innombrables, les remises en questions se font lancinantes …

C’est le meilleur moment choisi par Dieu pour nous rappeler que lui seul peut tout, qu’avec lui tout est possible, que nous devons avoir l’humilité d’accepter d’être vaincus par Jésus, un Jésus crucifié, angoissé, mais consentant jusqu’à la mort et la mort sur la croix. Nous devons livrer à Dieu notre volonté, aimer parce que nous voulons aimer. C’est facile d’aimer en se laissant porter, trop facile. C’est dans la souffrance de tout notre être que s’opère en nous la transfiguration de tous les jours, souvent à notre insu. Il nous faut accepter les limites de nos institutions et surtout nos propres limites, accepter de nous détacher affectivement de nos frères, accepter que le Christ nous détache peu à peu de tout et nous entraine au désert.

Des hommes et des femmes attendent de nous, moines et oblats bénédictins,  que Dieu se révèle à eux par notre témoignage et notre prière. Et parce que nous avons accepté de nous vider de nous-mêmes pour laisser le Christ transparaître à travers nous, nous pouvons espérer avoir l’immense joie de leur donner Jésus.

Un Moine

A bientôt en union de prière, Père jean Louis.

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