100/10 Les compagnons d’A.v.Speyr

1411 – Le secret – L’un des secrets de l’évangile, c’est la mystérieuse fécondité de la souffrance (Vittorio Messori).

1412 – Le goût – Être sensible à l’enjeu infini de Dieu en toute situation finie, témoigner de sa présence aux heures où il se cache, donner le goût d’éternité à la vie quotidienne. Avoir le sens de la suprématie de l’éternel : cette conviction peut être engourdie, mais elle s’éveille si on la provoque (Abraham Heschel).

1413 – Le chemin – Il est le chemin : il est la révélation du mystère de l’homme (X. Durrwell).

1414 – La chance – Mettre de l’intelligence dans nos démarches de croyants. La chance qui est la nôtre de vivre dans un monde incroyant (Yves Burdelot).

1415 – L’intime – « Heureux les cœurs purs », c’est-à-dire les hommes qui se laissent illuminer par la Révélation de Dieu au plus intime de leur être (Antoine Vergote).

1416 – Les manières – Souffrir n’est jamais bon en soi, mais Dieu est capable de se servir de la souffrance pour le bien de diverses manières (Nicky Gumbel).

1417 – La passion – Aimer et être aimé, c’est la passion de Dieu (Kierkegaard).

1418 – La comédie – Il est bon de vieillir, car alors on se sent pauvre. La vieillesse arrache les masques de comédie comme autant d’armures. Le vieillard est désarmé devant la mort comme l’enfant devant la vie (Gustave Thibon).

1419 – La construction – Dieu nous construit une éternité à partir de notre temps (Pierre Chaunu).

1420 – La certitude – Dieu est capable d’infuser au centre de notre âme une connaissance de lui qui est à la fois certitude lumineuse de son existence et de sa présence, et ignorance complète de ce qu’il est en lui-même (Henri Caffarel).

1421 – Le silence – Le propre des personnes est le silence. Elles ne peuvent être connues que si elles se révèlent, et elles ne se révèlent que par amour (Scheler).

1422 – Les journalistes – Quand Dieu est venu, il s’est fait si parfaitement homme que les journalistes de ce temps-là n’en ont rien su (Bernanos).

1423 – La table – « Le Fils s’est fait ce que nous sommes pour que nous devenions ce qu’il est » (Saint Irénée). Le Fils s’est fait homme pour que nous devenions fils de Dieu. On n’entre pas dans la communion avec Dieu par n’importe quelle porte. La place qui nous est réservée à la table divine est celle des fils (Philippe Ferlay).

1424 – Les oiseaux – Les psychanalyses les plus réussies ne guérissent pas l’homme de l’angoisse fondamentale de l’homme : « Les oiseaux volent, les poissons nagent et l’homme prie » (Olivier Clément).

1425 – Les audaces – Quelles que soient les audaces culturelles de l’homme, jamais personne n’osa penser que Dieu pourrait venir à nous par voie d’incarnation et nous donner sa vie en assumant la nôtre (Gustave Martelet).

1426 – Les absents – Dieu lui-même est toujours là, présent tout entier, mais c’est nous qui toujours lui sommes plus ou moins absents. Il nous échappe dans la mesure où nous croyons le posséder (Henri de Lubac).

1427 – Les arguments – Si je ne suis pas capable de te convaincre par des arguments, alors prions ensemble : c’est la conversion éventuelle par le mystère même de Dieu (Khomiakov).

1428 – Les deux choses – Dieu nous demande deux choses : être tout à fait raisonnable et tout à fait croyant (Madeleine Delbrel).

1429 – L’important – L’important n’est pas que l’homme ait marché sur la lune, l’important est que Dieu ait marché sur la terre (Amstrong).

1430 – La source – Heureux qui peut se dire : Je vis pour Dieu. Heureux qui puise le sens de son existence à la source limpide de Dieu (Frère Roger).

1431 – La transparence – Ne sachant plus comment se faire comprendre, Dieu est venu lui-même sur la terre, pauvre et humble. Si le Christ n’avait pas vécu au milieu de nous, Dieu demeurerait lointain, inatteignable. Par sa vie humaine, Jésus donne de voir Dieu comme par transparence (Frère Roger).

1432 – L’irritation – N’y a-t-il rien dans l’Église qui vous peine et vous irrite ? Il y a toujours des choses, petites ou grandes, qui irritent. Cela commence par L’Eglise locale, et on peut remonter jusqu’au gouvernement central de l’Église dont je fais partie. Partout il y a des hommes et par conséquent toujours aussi des choses qui irritent. Mais on ne quitte pas une famille quand on s’irrite. Il en va de même pour l’Église. Je sais de plus qu’il y a eu dans l’histoire tant et tant d’erreurs qu’il peut y avoir des sujets réels d’irritation (Cardinal Ratzinger).

1433 – L’infraction – Dieu ne veut pas que nous soyons motivés par la peur de l’infraction et de la punition, mais par la soif de retrouver la communion avec Dieu, d’atteindre Dieu par le Saint-Esprit. C’est pourquoi demander le Saint-Esprit devient le centre de la vie (Cyrille Argenti).

1434 – Les apparences – Le péché, c’est s’arrêter au monde des apparences, oublier d’aller au-delà, jusqu’à Dieu (Jean Daniélou).

1435 – Le phare – La tradition juive est un phare pour le monde entier (Abraham Heschel).

1436 – Le roc – La Bible est bâtie sur la certitude, dure comme roc, que Dieu a fait connaître sa volonté à son peuple (Abraham Heschel).

1437 – La destinée – Dieu n’a qu’une seule chose à nous dire, qu’un seul mystère à nous révéler, c’est lui-même, et lui-même comme destinée de l’humanité (Christoph Theobald).

1438 – La joie – Celui qui s’arrête de penser quand il en va de l’essentiel, de Dieu, en vient très vite à penser de façon rétrograde. Platon disait qu’il faut chercher le vrai avec toute son âme. Quand on s’arrête de chercher le vrai avec toute son âme, on se condamne à vivre à la surface de soi-même et on demeure étranger à la joie, dont il est tout de même difficile de nier qu’elle est notre vocation la plus profonde. Nous sommes fait pour la joie (François Varillon).

1439 – Le feu – « Je suis venu apporter le feu sur la terre » (Lc 12,49). Ce feu, c’est le feu qui détruit le mur qui nous sépare de Dieu. Il chasse et brûle tout qui est hostile à lui (Zielinsky).

1440 – Le désir – L’homme est structuré par le désir naturel de voir Dieu. Tout homme porte en lui ce désir même s’il le camoufle et tente de l’oublier (Philippe Ferlay).

1441 – Les images – Jésus, en bon Juif, pense par images. Quelle est l’image de Dieu son Père ? Celui qui se met en route à la recherche de la brebis perdue tant qu’il ne l’a pas retrouvée (Lc 15,3-7). Ce qui veut dire que Dieu se fait du souci bien que Dieu soit aussi le maître qui sait tout. L’homme est libre et cette liberté est réelle et capable d’échapper à Dieu. Et Dieu connaît la joie des retrouvailles : je l’ai retrouvée, celle que j’avais perdue (Lc 15,6). Dieu, le Père de Jésus, c’est celui qui part pour son champ son sac de grain sur l’épaule, et il sème toute la journée. Et il sait qu’une grande partie du grain sera perdue, mais il ne se décourage pas, il continue de semer. Dieu, c’est celui qui semble avoir besoin de nous : il a besoin d’ouvriers pour sa vigne. C’est le maître du festin qui ne veut pas se mettre à table tant que la salle n’est pas pleine (Lc 14). Il a presque peur de la solitude. Non que Dieu soit seul, il est Trinité, mais il veut avoir besoin des hommes. Dieu, ce n’est pas le menaçant, super-actif. Il aime le silence, la discrétion : depuis Nazareth jusqu’à l’agonie ; un Dieu qui va laisser mourir son Fils sur la croix : il n’a pas fait semblant de le remettre entre nos mains (Philippe Ferlay).

1442 – La lumière – La foi est une lumière obscure. Elle nous donne à comprendre quelque chose, mais juste pour nous indiquer quelque chose qui nous reste incompréhensible (Édith Stein).

1443 – Le cheveu – Quelle que soit l’opacité de notre nuit, nous comptons pour quelqu’un. Et pas un cheveu de notre tête ne tombe sans qu’il en soit touché. Mais tous, nous sommes des enfants prodigues oublieux du bras qui nous a façonnés. Rabindranath Tagore : « Toi qui appartiens à tous, tu m’as été donné » (Pierre Bour).

1444 – L’insuffisant – Ce que nous disons de Dieu est juste, mais radicalement insuffisant (Denis Lecomte).

1445 – Les marches – Si je ne trouve pas Dieu en montant les marches de ma maison, c’est-à-dire en accomplissant les gestes les plus quotidiens dans la présence de Celui qui est partout présent, je ne le trouverai pas davantage ailleurs (X).

1446 – La lumière – Le propre des païens, c’est qu’ils ne savent pas que les ténèbres peuvent se transformer en lumière, que la mort peut être vaincue, par Dieu seul, la source de la vie (Cardinal Lustiger).

1447 – Le comportement – Dieu ne se laisse pas prescrire son comportement (Jürgen Becker).

1448 – L’Inconnu – Nous, chrétiens, nous ne devons avoir peur de rien. Nous n’avons rien à demander, rien à imposer, mais nous devons témoigner que la vie a un sens, qu’elle est immense, qu’elle ouvre sur l »éternité. Car Dieu existe, et cet Inconnu est notre ami (Patriarche Athénagoras).

1449 – La famille – L’Église a reçu de Dieu une espérance pour toute la famille humaine (Taizé).

1450 – Le crapaud – Dieu laisse le crapaud être crapaud, il laisse l’âne être âne, mais il ne peut pas laisser l’homme être seulement créature, parce que l’homme est une créature spirituelle qui, comme telle, est capable de remonter jusqu’à Dieu (X).

1451 – Le danger – Origène disait qu’il est toujours dangereux de parler de Dieu. Pourquoi parler de lui comme si on le connaissait mieux que les autres, alors que tous le connaissent. Un petit enfant le connaît, et les plus grands mystiques ne le connaissent pas encore. Si l’on peut pourtant parler de Dieu, c’est parce que Dieu lui-même a parlé. « Dieu seul parle bien de Dieu ». Car Dieu a parlé plusieurs fois. C’est un même Dieu qui se fait connaître aux païens et aux philosophes, aux Juifs et aux chrétiens. Sa révélation en Jésus-Christ est éminente et définitive (Jean Daniélou).

1452 – La solidité – Personne n’est à l’abri de la morsure de l’athéisme et de l’indifférence. Pour assumer vraiment sa foi et être en mesure d’assumer réellement la responsabilité d’en témoigner, le chrétien a besoin d’en éprouver la solidité de l’intérieur (Marcel Neusch).

1453 – La franchise – Moon a eu la franchise d’accuser Jésus-Christ de trois erreurs majeures : 1. .Ne pas s’en être mis plein les poches. 2. Ne pas avoir pris femme. 3. Être mort lamentablement sur la croix (André Manaranche).

1454 – La spécialité – La crise que nous traversons aujourd’hui est toute petite. Nous ne devrions pas avoir peur des crises : l’Église est née en pleine crise de l’espérance, quand toute histoire ouvrant sur l’avenir était anéanti, au soir de la mort de Jésus. L’Église est née en pleine crise de l’espérance. Nous n’avons rien à craindre, ce genre de crise est la spécialité de la maison (Timothy Radcliffe).

1455 – L’intéressant – « Bienheureux les pauvres en esprit parce que le royaume des cieux est à eux ». Être pauvre, ce n’est pas intéressant ; tous les pauvres sont bien de cet avis. Ce qui est intéressant, c’est de posséder le Royaume des cieux, mais seuls les pauvres le possèdent (Madeleine Delbrel).

1456 – La petite porte – Si le Christ s’est fait tout petit dans une crèche, ce n’est pas pour venir ensuite nous convaincre de quelque chose par contrainte, c’est toujours par la petite porte qu’il entre. C’est une voix qui chuchote, qui suggère (Bernard Bastian).

1457 – La fidélité – La foi, c’est l’attitude spirituelle de celui qui accepte Dieu tel qu’il est et non tel qu’il se l’imagine. On ne peut capter Dieu, il est inutile de de tenter de capter Dieu. Il y a une fidélité à Dieu qui se réalise au long des jours par la fidélité à la prière. Celui ou celle qui ne commence à prier que quand il en a envie ou quand il est dans le besoin, a bien peu de chances d’avancer dans la juste connaissance de Dieu (Philippe Ferlay).

1458 – La fourmiL’homme d’aujourd’hui connaît les valeurs qui lui viennent du christianisme mais il n’arrive pas à croire et cela lui donne terriblement un sentiment d’inachèvement. Dostoïevski : l’abeille connaît la forme de sa ruche, la fourmi connaît celle de sa fourmilière, mais l’homme ne connaît pas la sienne. Elle consiste en effet dans son rapport à l’infini (Luigi Giussani).

1459 – La vocation – La vocation de l’homme est de comprendre et d’aimer les choses de Dieu (Jean Daniélou).

1460 – Charlemagne – Il faut répéter sans cesse que le Fils n’est pas le Fils de Dieu comme Arsène est celui d’Adrien ; qu’il n’est pas assis à sa droite , car le Père n’est pas Charlemagne ; que les anges qui sont proprement inimaginables ne sauraient chanter ; que « louange » est un mot nul ; « gloire » un terme clinquant et prostitué. Pas un mot ne tient, sauf Dieu est amour. La définition essentielle est sauve ; Dieu est amour (Gilbert Cesbron).

1461 – L’avenir – Dieu est l’avenir de l’homme parce qu’il ne cesse de se tourner vers moi et de m’attirer à lui (Jean Delumeau).

1462 – Le jeu – Un saint disait à un enfant : Vois-tu, si tu pouvais jouer avec le Seigneur, ce serait la chose la plus énorme qu’on eût jamais faite. Tout le monde le prend tellement au sérieux qu’on le rend mortellement ennuyeux. Joue avec Dieu, mon fils. Il est le suprême compagnon de jeu (Paul Evdokimov).

1463 – La sagesse – Dieu : les Juifs ont la sagesse de ne pas prononcer son Nom, afin de ne pas l’enfermer dans la médiocrité d’un concept (André Frossard).

1464 – Le désir – Dieu ne se règle pas sur notre désir (Henri de Lubac).

1465 – La réalité – Le mystique est celui qui expérimente la réalité du Dieu vivant (Jean Daniélou).

1466 – L’impossible – Ne pas refuser d’avance à Dieu qu »‘il puisse faire quelque chose qui est normalement impossible (Cardinal Ratzinger).

1467 – L’abandon – Si Dieu a fait mourir l’homme pécheur, c’est pour l’obliger malgré tout à s’abandonner (Olivier Clément).

1468 – L’évidence – A quoi sert l’Esprit Saint ? On ne sait pas comment il agit, on ne sait ni d’où il vient ni où il va, mais il fait son travail. Et son travail (l’un de ses travaux essentiels) : faire que notre foi chrétienne fasse le poids, la rendre vraiment crédible à nos propres yeux, la rendre un peu comme évidente (Christoph Theobald).

1469 – La cohorte – L’Église : cette immense cohorte d’âmes pures et impures, faibles et fortes, sereines et tourmentées (Matthieu Grimpret) .

1470 – La maladie – L’incroyance est une terrible maladie et il faut souhaiter que Dieu aide tout le monde à s’en défaire. Et celui qui est incroyant aujourd’hui peut devenir demain le meilleur des croyants. Il est facile de devenir athée et bien plus difficile d’être croyant (Dimitri Doudko).

1471 – La libération – La foi, c’est la libération de l’absurdité d’un monde sans Dieu (Madeleine Delbrel).

1472 – Les filets – Aucun effort humain ne peut capter Dieu dans ses filets (Henri de Lubac).

1473 – La couveuse – Je comprends mal la comparaison chrétienne de la mort avec une naissance. L’enfant qui naît est mûr pour la vie, mais le mourant n’est pas mûr pour la mort. Nous mourons tous avant terme, c’est-à-dire avant d’être mûrs pour l’éternité. C’est pourquoi je crois à cette couveuse qu’on appelle le purgatoire (Gustave Thibon).

1474 – La brèche – Par la brèche d’éternité de l’Église, le Dieu-homme ne cesse de descendre pour consumer dans le gouffre de sa divinité le péché, la mort, la tyrannie du diable et jusqu’à l’angoisse de notre finitude qui naît de l’abîme entre le créé et l’incréé (Olivier Clément).

1475 – L’éclair – Passage inattendu de l’amour de Dieu, l’Esprit Saint traverse chaque être humain comme un éclair dans la nuit (Frère Roger).

1476 – L’ignorance – L’homme sans Dieu est dans l’ignorance de tout (Pascal).

1477 – La providence – Il se peut que l’athéisme moderne soit une providentielle et urgente exigence à épurer l’idée de Dieu (Paul Evdokimov).

1478 – La préférence – Le Christ préfère chacun, accueille chacun comme un « toi » unique (Olivier Clément).

1479 – L’ambition – La question du salut, de l’au-delà, de l’éternité, n’est pas une question absurde. Le christianisme a l’ambition de proposer à l’homme un salut ou une destinée éternelle (Adolphe Gesché).

1480 – Le miracle – Aucun miracle, même pas une résurrection, ne peut forcer quelqu’un à croire (André Manaranche).

1481 – Les pauvres – Annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres ? C’est qui les pauvres ? Sans le Seigneur, nous sommes tous spirituellement pauvres (Benny Hinn).

1482 – Le souhait – Je vous souhaite, Madame, le Saint-Esprit (Fénelon à Madame de Monthéron pour la Pentecôte, cité par A.-M. Carré).

1483 – La clé – La Bible constitue la clé du livre du monde, disent les Pères (Olivier Clément).

1484 – L’effort – Dieu ne nous demande pas de croire bêtement en lui. La foi respecte la raison, mais elle la dépasse, elle va plus loin. La théologie, c’est précisément l’effort de notre raison pour comprendre davantage. Mais vient toujours un moment où il faut reconnaître que Dieu est encore bien plus grand que ce que ma petite intelligence a pu saisir de lui (Charles Delhez).

1485 – Le soir – « Seigneur, quand mon esprit faiblit ou se perd dans l’incompréhensible, quand les plus intelligents ne voient pas au-delà du soir qui tombe et ignorent ce qu’il leur faudra être demain, tu m’envoies d’en haut la claire certitude que tu es et que tu agiras en sorte que toutes les voies du bien ne soient pas fermées » (Soljénitsyne).

1486 – Les brasSi les athées étaient si sûrs d’avoir raison, ils ne seraient pas agressifs. Leur zèle, leur propagande, leur cruauté viennent précisément de ce qu’ils ne sont pas sûrs et de ce qu’ils veulent se rassurer… par la grand nombre. Même dans leur ironie, il y a la crainte que l’athéisme ne soit faux. Seuls sont en paix envers eux-mêmes ces grands athées ouverts à tout et qui peuvent se dire : « Je ne crois pas en Dieu. Mais si jamais Dieu existait, je me jetterais dans ses bras » (Jean Guitton).

1487 – La voix – Dimanche. Avez-vous remarqué que Dieu est peu gourmand ? Il vous demande essentiellement le septième jour, le septième du temps, et pour vous inciter à faire le vide puisque c’est seulement dans le ciel, à l’écart de tous les bruits, que l’on risque, comme Elie, de percevoir le doux murmure de la voix qui dit : « J’ai passé alliance avec mon peuple. Je t’aime » (Pierre Chaunu).

1488 – Le premier – En tout, dans tous les ordres, Dieu est premier. Toujours c’est lui qui nous devance. Toujours, sur tous les plans, c’est lui qui se fait connaître. Toujours c’est lui qui se révèle. L’effort de la raison qui nous porte jusqu’à Lui – non pas jusqu’à Lui : jusqu’au seuil de son mystère – n’est jamais que le second temps d’un rythme qu’il a lui-même amorcé (Henri de Lubac).

1489 – Le cœur – Le poisson vit dans l’eau, l’oiseau dans le ciel, mais l’homme trouve son élément dans le cœur de Dieu (Kierkegaard).

1490 – La liberté – Le Christ n’a jamais obligé qui que ce soit à le suivre. Si les gens ne veulent pas le recevoir, il se retire (Mgr Franic).

1491 – Le pardon – Dieu s’est enveloppé de ténèbres pour avoir aussi le droit de pardonner notre refus (Jean Guitton).

1492 – La lumière – Saint Isaac le syrien disait que tous les péchés des hommes ne sont que de la poussière au regard de Dieu, sauf un seul, l’unique, le péché : celui d’être insensible au Ressuscité, fermé à la lumière de la résurrection du Christ (Paul Evdokimov).

1493 – La vie – « Il n’est pas le Dieu des morts mais celui des vivants » (Mc 12,27). Cette étrange parole signifie que tous les morts sont vivants, autant que nous, autrement (Gilbert Cesbron).

1494 – La plénitude – Appartenir à Dieu n’est pas une contrainte, c’est une plénitude (Marthe Robin).

1495 – La proximitéPrier, ce n’est pas seulement chercher de l’aide, c’est aussi Le chercher, Lui. En fait, il existe des moments où Il est proche et où l’homme peut Le trouver, tandis qu’à d’autres moments, Il demeure lointain et caché (Abraham Heschel).

1496 – L’illusion – L’homme n’est pas libre de se soustraire à Dieu. La route de l’homme est cernée par Dieu. Quelle illusion de s’imaginer libre parce que la route est longue, parce que le paysage est vaste, parce que Dieu se cache dans l’invisible ou le lointain (André Neher).

1497 – Les gens – Il y a des gens qui croient au ciel, et d’autres qui ne sont pas tout à fait sûrs de ne pas y croire (Robert Solé).

1498 – La hâteCe n’est pas nous qui avons la responsabilité de la religion, c’est Dieu. Dieu cherche les hommes, nous ne sommes pas les seuls à les chercher. Il se sert de nous pour gagner les autres. Il veut qu’à leur tour ils trouvent Dieu. L’Éternel travaille sans hâte (Thomas R. Kelly).

1499 – La cicatrice – Le problème du mal ? L’horreur du mal ? Une cicatrice infinie ne sera consolée que par une infinité de tendresse (René Habachi).

1500 – L’histoire – Les hommes : ces éphémères inscrits dans l’histoire, soumis à l’éternité (Robert Aron).

La suite en 100/11.

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