100.6 Les compagnons d’A.v.Speyr

100.6 Les compagnons d’Adrienne von Speyr

636 – La Vie – En annonçant leur certitude de la mort de Jésus et leur certitude qu’ils l’ont vu vivant après sa mort, les premiers disciples ne disent pas seulement des mots, ils communiquent une Vie (Henri de Lubac).

637 – L’Ascension – L’Ascension de Jésus est d’abord ressentie comme un éloignement, une disparition. Ce n’est qu’à la Pentecôte qu’elle est enfin saisie dans sa véritable signification. L’Ascension n’est pas seulement l’effacement de la présence sensible du Ressuscité, elle a aussi un sens positif : « C’est votre intérêt que je parte car, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous » (Jn 16,7). L’Ascension signifie donc l’inauguration d’un nouveau mode de présence de Jésus : celui de l’habitation de son Esprit au cœur du croyant ; l’Esprit suscite la foi elle-même, il anime sans cesse l’Église de son souffle, il réalise sans cesse les sacrements (Mgr Léonard).

638 – Les pieds – « Il n’y a pas trop de toute notre vie pour que l’eau qui a été versée sur notre tête le jour de notre baptême descende jusqu’à nos pieds » (Péguy). C’est-à-dire que le combat de toute la vie chrétienne consiste à faire en sorte que cette grâce vienne habiter la totalité de notre personne, pas seulement notre pensée, mais aussi nos paroles, nos actions, nos désirs et nos rêves (André Nouis).

639 – La pièce de monnaie – Baptiser un enfant signifie que nous rendons à Dieu ce qui vient de lui. L’enfant n’est pas simplement à moi, comme une pièce de monnaie est à moi. Il est confié par Dieu à notre responsabilité pour que nous le fassions être libre enfant de Dieu. Quand l’homme ne sait plus qui il est et pourquoi il vit, il se contente de donner à l’enfant la vie qui, à elle seule, n’a pas de sens. Mais nous, nous savons à qui appartient l’enfant, au plus profond, et à qui nous le devons. Si nous l’amenons à la lumière de Dieu, nous ne lui faisons pas violence. Nous le conduisons là où se trouve sa propre réalité. Nous le remettons dans les mains du Créateur et sauveur. C’est le mystère du baptême (Benoît XVI).

640 – Le Messie – Chez nous, quand on voit une femme enceinte, on se lève ; c’est la courtoisie, c’est donc normal, mais c’est aussi parce que nous pensons que l’enfant qu’elle porte est peut-être le Messie (Elie Wiesel).

641 – Le sourire – Dans l’un des romans de Dostoïevski, le prince Muichkine en voyage, après une discussion avec un athée, rencontre une paysanne qui porte un bébé dans les bras. « C’était une femme encore jeune et l’enfant pouvait avoir six semaines. Il souriait à sa mère pour la première fois, disait-elle, depuis sa naissance. Je la vis soudain faire sur elle un signe de croix. Pourquoi fais-tu cela ?, lui dis-je. J’avais alors la manie de poser des questions. Elle me répondit : Une mère a autant de joie à voir le premier sourire de son enfant que Dieu en éprouve chaque fois qu’il voit, du haut du ciel, un pécheur qui le prie du fond du cœur. Et voici la réflexion du prince Muichkine : Voilà ce que m’a dit cette femme du peuple ; elle a exprimé cette pensée si profonde, si simple, si purement religieuse, où se synthétise toute l’essence du christianisme, qui reconnaît en Dieu un Père céleste se réjouissant à la vue de l’homme comme un père à la vue de son enfant. C’est la pensée fondamentale du Christ. Une simple femme du peuple ! Il est vrai que c’était une mère » (dans Henri de Lubac).

642 – La nouveauté – L’enfant qui naît, c’est la nouveauté absolue d’une personne, d’un visage, d’un être que Dieu aime et qui lui est en quelque sorte nécessaire pour compléter l’humanité déifiée (Olivier Clément).

643 – La langue – Aux petits enfants, la sainte Eglise prête les pieds des uns pour qu’ils viennent (au baptême), le cœur des autres pour qu’ils croient, la langue des autres pour qu’ils affirment leur foi (Saint Augustin).

644 – La destinée – La révélation chrétienne porte inséparablement sur Dieu et sur l’homme. Elle est révélation de notre destinée, qui est destinée divine. En entrouvrant le mystère de sa vie intime (par Jésus-Christ), Dieu révèle du même coup l’homme à lui-même. La révélation chrétienne apporte à celui qui la reçoit une personnalisation croissante (Henri de Lubac).

645 – La naissance – Comme un enfant dans le ventre de sa mère, l’homme ne connaît pas d’autre univers que celui dans lequel il vit. Quand l’enfant quitte le sein maternel, il hurle sa peur, puis il découvre le visage de sa mère. L’homme appelle ça une naissance. Quand viendra le jour de notre mort, nous tremblerons (peut-être). Dieu appellera ça une naissance pour l’éternité. Nous connaîtrons enfin son visage (Jacques Loew).

646 – La raison de vivre – La découverte que le Christ est vraiment ressuscité change la vie de l’homme. Faire connaître cette vérité est la raison de vivre du chrétien. Un chrétien ne peut aimer quelqu’un sans désirer ardemment qu’il croie et qu’il soit baptisé (Cyrille Argenti).

647 – Les cerveaux – Un baptême, c’est un baptême, mais les cerveaux sont plus ou moins baptisés (Ambroise-Marie Carré).

648 – Les corps – Pour moi, Dieu crée l’âme de chacun. Nous, nous sommes chargés de mettre au monde, par amour si possible, ces corps exquis des petits enfants. Mais Dieu y place une âme unique et irremplaçable, et c’est ce qui explique que chaque personne humaine a droit à notre considération (Gilbert Cesbron).

649 – La faim – Julien Green à propos de sa mère : On ne rend pas avec des mots la tendresse d’un regard. Or j’avais faim de cette tendresse. Il me semble que ce que nous faisons de plus sérieux sur cette terre, c’est d’aimer, le reste ne compte guère (Julien Green).

650 – Le trésor – L’enfant est spontanément dans la lumière du Créateur. Cela ne veut pas dire qu’il est croyant. Le baptême exprime un grand désir : nous demandons pour l’enfant ce qui nous paraît le meilleur de la vie : la foi. Nous ne lui imposons rien, nous ne prétendons pas choisir à sa place. Nous posons un acte d’espérance : que cet enfant sache plus trad redécouvrir par lui-même ce meilleur de l’existence. Ce meilleur qui est contenu comme un trésor dans l’Évangile (Guy Coq).

651 – Le baptême – Ceux qui naissent encore dans le Christ par l’eau du baptême restent souvent des enfants mort-nés (René Laurentin).

652Le whisky – Ne pas baptiser les enfants tout petits au nom de leur liberté ? L’argument suivant lequel on ne saurait imposer à un enfant une religion dont il n’est pas en état de débattre, il est sans valeur. On donne du lait à l’enfant avant qu’il soit en âge de choisir le whisky, et on lui apprend le français sans savoir s’il ne préférerait pas l’espagnol (André Frossard).

653Le nénuphar – Nous regardons dormir un enfant. Comment pareille beauté est-elle possible ? Comment à travers la chair d’un homme et d’une femme, Dieu a-t-il pu créer cette beauté ni charnelle, ni spirituelle, mais totale, cette beauté au-delà de toute atteinte et qui se livre dans un abandon concentré, car l’enfant dort comme seuls les saints savent prier. C’est vraiment un visage d’éternité qui fleurit doucement comme un nénuphar sur les eaux. L’homme rejoindra peut-être un jour ce premier visage. Quand un homme vient de mourir, souvent Dieu lui rend son visage d’enfant endormi. Quand un homme sait mourir à lui-même pour renaître en Christ, il retrouve ce même visage (Olivier Clément).

654L’orbite – L’enfant conçu d’un jour est déjà une personne à part entière, mis sur orbite d’éternité. A toutes les jeunes mères du monde, on peut dire comme Élisabeth à sa cousine Marie : « Béni est le fruit de ton sein ». Si tu l’accueilles, tu es bénie. D’un enfant de Dieu, te voilà mère (Daniel-Ange).

655 – La compétence – La vie tout entière ne suffit pas à acquérir une compétence assurée de parler au nom du Christ, prêtre, prophète et roi (Albert Chapelle).

656 – L’inconnu – Le plus inconnu des baptisés est notre frère dans une vie inouïe (Madeleine Delbrel).

657 – Les plaisirs – « Personne ne vient à moi si mon Père ne l’attire ». Ne t’imagine pas que tu es attiré malgré toi : c’est par l’amour aussi que l’âme est attirée. Il y a des hommes qui soupèsent les mots mais qui sont très éloignés des choses divines. C’est par le plaisir que tu es attiré. Il y a un certain plaisir du cœur pour celui qui trouve délicieux le pain céleste. Chacun est attiré par son plaisir, dit le poète. L’homme est attiré par le Christ, l’homme qui trouve sa joie dans la vérité, dans la vie éternelle. Le corps a ses plaisirs, l’âme a les siens (Saint Augustin).

658 – La nature – La prière est aussi naturelle à l’homme que sa respiration. Elle est la condition naturelle de l’homme fait à l’image de Dieu. Comme le sarment communique avec le cep, comme la branche communique avec le tronc, l’homme communique avec Dieu. Car l’homme a été créé pour Dieu. C’est le péché qui nous coupe de Dieu, qui est contre nature. Par nature, nous sommes assoiffés de Dieu comme les plantes sont assoiffées de lumière. Mais il peut y avoir dans les vies d’hommes toutes sortes d’ersatz de Dieu : des passions, des choses, toutes sortes d’appétits (Cyrille Argenti).

659 – La démarche – L’âme de la prière, c’est le don de nous-mêmes au Christ selon une pure démarche de foi et d’amour (Cardinal Martini).

660 – La souffrance – Il n’est qu’une souffrance, c’est d’être seul. Un Dieu à une seule personne ne serait pas l’amour. Il est Trinité, un et trine à la fois (Paul Evdokimov).

661 – Le néant – La seule réponse à l’insoluble question du mal, c’est le chemin de croix. Dieu descend volontairement dans le mal, dans la mort, pour s’interposer à jamais entre le néant et nous, pour nous faire sentir qu’au fond des choses il n’y a pas le néant mais l’amour. Dieu se révèle ici non comme une plénitude écrasante qui juge et condamne mais comme l’ouverture sans limites de l’amour dans le respect sans limites de notre liberté. Souvent aujourd’hui on rejette Dieu en le disant coupable du mal. Alors c »est volontairement que Jésus-Christ s’enfonce dans la mort (Olivier Clément).

662 – Le hasard – Le hasard, c’est Dieu qui se promène incognito (Einstein).

663 – La gratitude – A l’aube de l’amour, on est émerveillé de recevoir un don si précieux d’un être qui ne nous doit rien ; puis on s’y habitue, on s’installe dans l’être aimé comme en terrain conquis et, par là, on cesse de lui être reconnaissant de ce qu’il donne, et en même temps on lui tient plus rigueur de ce qu’il ne donne pas. Ils sont nombreux ceux qui imaginent que tout leur est dû dès l’instant qu’on leur donne quelque chose. Cette attitude envahissante et tyrannique est le tombeau de l’amour, l’amour qui essentiellement ne peut être que pudeur, prière et gratitude éblouie (Gustave Thibon).

664 – L’unité – L’Église catholique est peut-être l’institution qui affirme le mieux l’unité du genre humain (René Rémond).

665 – L’égoïste – L’égoïste, c’est celui qui ne pense pas à moi (Woody Allen).

666 – Les signes – Le démon ne supporte pas d’être touché par les mains consacrées du prêtre (par l’imposition des mains sur la tête). Il ne supporte pas non plus les autres sacramentaux, ces signes qui portent la bénédiction de Dieu comme l’eau bénite, le sel bénit, l’huile sainte, l’imposition du crucifix (Gilles Jeanguenin).

667 – Les paroles – L’Esprit Saint nous fait recevoir les paroles de Dieu comme des paroles vivantes (Marie-Dominique Philippe).

668 – La passerelle – Jésus traverse la mort jusqu’au bout, et sa résurrection veut dire qu’il pose la première pierre d’un monde nouveau. Le corps ressuscité est comme un trait d’union, une passerelle entre ce monde-ci et l’autre. Notre espérance, c’est la résurrection des morts. Il y a une continuité entre ce monde et l’autre (Paul Beauchamp).

669 – L’œil – Si on applique la loi du talion : « Œil pou œil », bientôt le monde entier sera aveugle, disait Gandhi, qui vivait du Sermon sur la montagne (dans Ephraïm).

670 – Les clercs – N’écoutez pas les clercs, ils compliquent tout (Marie-Noël).

671 – La conscience – Il faut neuf mois seulement pour qu’un enfant soit prêt à sortir du sein maternel. Mais il a fallu des siècles de prophètes et de scribes avant que le peuple d’Israël soit prêt à ce que la Parole se fasse chair. Durant des siècles, la grâce de Dieu a été à l’œuvre pour purifier peu à peu la religion de la haine et de la vengeance, pour l’ouvrir aux autres nations, pour faire germer petit à petit la conscience que Dieu est vraiment le seul Dieu et le Dieu de tous les hommes (Timothée Radcliffe).

672 – La porte – Annonce l’Évangile. Si on te ferme une porte, tu trouveras une autre porte (André Sève).

673 – Le jardinierPour annoncer la résurrection du Christ, nous partons de rien : tout part de l’échec. Celui qui se disait Fils de Dieu est mort et inhumé. Sa mission qui devait aller jusqu’au bout du monde, quelle illusion ! Et voilà que cette grandiose promesse s’achève auprès d’un sépulcre où vient rôder une femme, la plus indigne de toutes, puisque Jésus l’avait délivrée de sept démons, ce qui est quand même beaucoup. Et voilà que cette Marie trouve le tombeau ouvert. C’est que quelqu’un est venu le chercher. C’est une profanation. Marie est horrifiée. Elle ne bouge plus, elle ne parle plus, elle pleure. C’est la seule chose qui lui reste. Et Marie se retourne, Jésus est devant elle. Elle se trouve devant le jardinier. Le Ressuscité a choisi de ne pas se faire reconnaître tout de suite. Elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus l’appelle par son nom et alors aussitôt elle le reconnaît, c’est à la voix qu’elle l’a reconnu. Modestie de la résurrection : Jésus ressemble toujours au jardinier. Dans les quarante jours qui vont suivre, Jésus va garder ce statut mitigé d’homme tangible, humble, qui garde ses plaies, mange avec ses disciples tout en étant capable de surgir n’importe où. « Va dire à mes frères que je monte… » C’est quand il s’en va que s’établit notre intimité avec lui (France Quéré).

674 – La victoire – Il a fallu sans doute cette défaite extérieure du monde chrétien, son appauvrissement et son rejet pour que notre foi se purifie de toute attente d’une victoire perceptible (Alexandre Schmemann).

675 – Le masque« Rendez à César ce qui est à César… » Il s’agit donc, non pas de rêver ou de poursuivre une pureté impossible… En tant que société humaine, l’Église regorge de pharisaïsmes et d’impuretés ; elle fait encore trop belle en elle la part de César, car ce qu’elle appelle Dieu n’est que trop souvent le masque de César ; mais elle permet tout de même de rendre à Dieu un peu de ce qui est à Dieu. Hors d’elle tout va à César (Gustave Thibon) .

676 – L’aiguille – Chaque péché est comme une aiguille enfoncée dans la chair vivante de la divinité (Tradition juive, dans Marie Rigal).

677 – La majorité – Saint Ignace n’était nullement convaincu que l’Esprit Saint était toujours avec la majorité (Peter Hans Kolvenbach).

678 – Le citoyen – Quand tu es né et qu’on t’a baptisé, ce sont tes parents qui ont choisi pour toi. Tu n’étais donc pas libre. Mais le baptême nous fait entrer dans la vie de Dieu . Pourquoi attendre l’âge de quinze ans pour donner à l’enfant la grâce d’être citoyen du ciel ? Tu es Français à ta naissance sans que tu aies jamais choisi la France. On te fait apprendre la langue française sans que tu l’aies voulu. On n’attend pas ta quinzième année pour te donner une patrie et une langue. La France est ta patrie terrestre ; de même l’Église chrétienne est ta patrie céleste. Quant aux promesses que tes parents ont faites à ta place le jour de ton baptême, alors que tu ne pouvais pas comprendre et que tu n’étais pas libre, lorsque tu arrives à l’âge raisonnable, tu peux les renouveler (Jean Guitton).

679 – L’idiot – Tout comme certains refusent de bronzer idiots, le théologien (comme tout croyant normalement) se refuse à croire idiot. La théologie nous aide à rester croyant (Dans Panorama chrétien).

680 – Le malade – Un athée est un malade qui ignore la nature maligne de son état (Paul Evdokimov).

681 – Le visage – Ils ont toujours un beau visage ceux qui sont en paix avec leur conscience (Soljenitsyne).

682 – La mission – La mission providentielle de jésus est d’étendre au monde entier le monothéisme juif (Robert Aron).

683 – Le refus – Notre Dieu est le Dieu de tous, même de ceux qui le refusent (René Coste).

684 – Le milieu – Le monde athée est un milieu favorable à notre propre conversion (Jacques Loew).

685 – Les yeux – Les vivants ferment les yeux des morts, les morts ouvrent les yeux des vivants (Proverbe musulman).

686 – L’invisible – Dieu lui-même permet, quand il a choisi quelqu’un, que la vie présente lui devienne difficile pour qu’il s’ouvre à l’invisible : ce fut le cas de nombreux saints (Ephraïm).

687 – Le niveau – Saint Joseph : il avait le niveau pour vivre avec la Vierge Marie. Il s’est laissé transformer pour vivre avec elle (P. Lamy).

688 – Les sacristains – Les théologiens sont souvent comme les sacristains qui finissent par passer devant l’autel sans fléchir les genoux (Bx Jourdain de saxe).

689 – Le travail – Dieu est un grand mystère. Mais ce mystère n’est pas destiné à demeurer opaque, je veux savoir tout ce qu’il est possible de savoir. Je désire Dieu d’un grand désir et je crois que Dieu, le Dieu vivant et vrai, nous rend capables d’approcher de sa connaissance aussi par le travail de l’intelligence (Joseph Doré).

690 – La musique – Je ne suis pas sûr que les anges, lorsqu’ils sont en train de glorifier Dieu, jouent de la musique de Bach ; je suis certain, en revanche, que lorsqu’ils sont entre eux, ils jouent du Mozart, et que Dieu aime alors tout particulièrement les entendre (Karl Barth).

691 – Le chien – Dieu aime mille fois mieux entendre l’aboiement d’un chien que la voix de celui qui chante par vanité (Saint Vincent de Paul).

692 – Le royaume – Dans le royaume futur, Dieu aura toujours quelque chose à enseigner, et l’homme toujours à apprendre quelque chose de lui (Saint Irénée).

693 – La pénitence – Pénitence donnée par un rabbin juif au XVIIIe siècle : « Voici ta pénitence : quel que soit le mot d’une prière que tu prononceras, à dater d’aujourd’hui et jusqu’à ta mort, jamais tu ne le prononceras du bout des lèvres mais toujours du plus profond du cœur (Dans Matin Buber, Récits hassidiques).

694 – L’intérêt – Quel serait l’intérêt réel d’un Dieu qui n’aurait pas pouvoir sur la mort de ceux qui ont cru et croient en lui ? Et à l’inverse, qui peut faire traverser la mort sinon précisément l’Être que les hommes nomment Dieu… s’il existe (Joseph Doré).

695 – Le rêve – Il rêva la nuit que quelqu’un entrait dans sa chambre et se tenait à la porte, un homme tout enveloppé de lumière qui lui apportait un message. Il disait : « Si je suis mort, c’est afin que vous ne soyez pas seul quand vous mourrez à votre tour. Je serai là avec vous » (Julien Green).

696 – Le jardin public – L’Écriture n’est pas la propriété des spécialistes, c’est un jardin public où tous les chrétiens ont le droit de se promener (Claudel).

697 – La patience – Nous n’avons pas grand-chose à dire à Dieu qu’il ne sache déjà. Mais nous avons besoin de l’écouter. Cela suppose d’avoir la patience de persévérer, de nous taire, de prendre du temps pour simplement être là devant lui, la patience de se confronter quotidiennement à l’Écriture pour tenter d’entendre ce que Dieu nous dit entre les lignes (Enzo Bianchi).

698 – Le croyant – L’homme, même croyant, ne doit pas se décharger sur Dieu de ce qui lui revient de faire (Adolphe Gesché).

699 – La différence – L’Église a le courage de s’affirmer comme le lieu exclusif de la révélation historique de Dieu. En elle seule, on peut atteindre le Dieu libre d’une révélation unique. Il y a une différence essentielle entre le christianisme et toutes les autres formes de religions. L’une des attitudes les plus essentielles de la vie d’un homme est de chercher à savoir si le Dieu vivant a prononcé, dans un point précis de l’histoire humaine, la parole décisive qui dit son être personnel (Karl Rahner).

700 – L’affaire – Comme tout le monde, je n’ai pas la moindre idée de ce à quoi ressemble le paradis. Je sais seulement que c’est un lieu où nous serons avec Dieu, dans le plus immense et le plus intense bonheur qui se puisse rêver, et que ce bonheur ne finira jamais. Une éternité au paradis, c’est donc une affaire sérieuse qui vaut qu’on s’en informe (Didier Decoin).

701 – Les histoires – Pilate : « Vous ne voudriez tout de même pas que je brise ma carrière pour la Vérité ? » – Pour lui, la réalité, c’est sa carrière et, pour sauver sa carrière, il ne faut pas avoir d’histoires (Jean Daniélou).

702 – La présence – Le prophète est possédé par une présence qui le séduit, qui l’habite et lui dicte son comportement, ses gestes, ses paroles ; il est l’objet d’une visitation et la force formidable qu’il incarne est celle d’une détermination absolue provoquée par la révélation (André Chouraqui).

703 – Le poids – Marthe (Robin) portait le poids énorme du péché des hommes. Toutes les semaines, elle vivait dans une extase mystique prolongée (du jeudi au dimanche) les étapes de la passion et de la résurrection du Christ (Jacques Ravanel).

704 – La fille – On est humble devant qui l’on aime. L’humilité est fille de l’amour ; l’amour ne demande rien pour soi (Maurice Blondel).

705 – Le risque – Aimer, c’est toujours un risque ; aimer, c’est devenir vulnérable (Jean Vanier).

706 – Les faux pas – L’ange intervient auprès de Joseph pour l’empêcher de renoncer à Marie. Il est là pour prévenir les faux pas (Jacques Guillet).

707 – L’homme – Que l’homme se libère de toute idole qu’il pourrait produire sur Dieu. Et Dieu se définit par le fait qu’on ne peut le connaître. Il y a de l’insaisissable en Dieu, de l’incompréhensible. Et l’homme ne revient à lui-même qu’en en venant à l’Inconnaissable, parce que l’homme est à l’image de Dieu, donc l’homme est plus grand que ce qu’il peut imaginer par lui-même sans la grâce. Pour être vraiment lui-même, l’homme doit se recevoir comme un don du Dieu inconnaissable à jamais (Jean-Luc Marion).

708 – L’orgueil – Dans l’orgueil se trouve Satan (Maria Valtorta).

709 – Le pauvreUne mère qui vient de perdre son enfant est une pauvre. Une femme abandonnée par son mari est une pauvre. Un homme qui perd son travail est un pauvre. Celui qui apprend qu’il a un cancer est un pauvre. Celui qui vieillit et s’affaiblit est un pauvre. Chacun de nous, quand il se sent désarmé, faible, incapable, et qu’il l’admet, est un pauvre. Le drame est que nous refusions d’admettre notre pauvreté. Nous trichons aussi longtemps que nous le pouvons, nous vivons d’apparence. Il faut entendre Dieu nous dire : Tu n’a n’as pas besoin de faire semblant, tu n’as pas besoin de te cacher, tu peux être toi-même (Jean Vanier).

710 – Le désir – Celui qui désire Dieu avec une âme pure, possède déjà celui qu’il aime, car personne ne pourrait aimer Dieu s’il ne possédait déjà celui qu’il aime (Saint Grégoire le Grand).

711 – L’inattention – La véritable antithèse de la foi, ce n’est pas l’incroyance, c’est l’inattention (Joseph Pieper).

712 – La nuit – A propos de Jésus sur la croix : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ». La certitude de la foi ne nous épargne pas la nuit (Fabrice Hadjadj).

713 – La rencontre – Un homme politique de notre temps, ancien président de la république, agnostique presque toute sa vie, retrouve l’espérance chrétienne au seuil de l’éternité. Vers la fin de sa vie, un journaliste évoque avec lui sa prochaine rencontre avec Dieu. Il avait souri et répondu : « J’espère qu’il me dira : sois le bienvenu ! (Lucien  Jerphagnon).

714 – La présence – La présence furtive d’un saint suffit pour attester Dieu (Henri de Lubac).

715 – La lune – Ne cherchons pas Dieu dans la lune alors qu’il est en train de nous laver les pieds. C’est la toute-puissance du calvaire qui révèle la vraie nature de la Toute-Puissance de l’Être infini. L’humilité de l’amour donne la clef : il faut peu de puissance pour s’exhiber, il en faut beaucoup pour s’effacer. Dieu est infiniment riche, mais riche en amour, non en avoir. Le bout de l’amour, c’est le renoncement à l’indépendance. A la limite, c’est la mort (François Varillon).

716 – La liberté – Le christianisme est (devrait être) la religion de la liberté. Dieu lui-même est infiniment tolérant envers le mal qui existe dans le monde. Il supporte les plus grands malfaiteurs au nom de la liberté (Berdiaev).

717 – Les cartes – Si Dieu nous demande de ne pas juger, c’est parce que nous n’avons pas en mains toutes les cartes (Charles Delhez).

718 – La lumière – Il y a dans les paroles du Christ plus de lumière que dans toute autre parole humaine. Ceci pourtant ne semble pas suffire pour qu’on devienne chrétien. Encore faut-il croire. Eh bien, je ne crois pas (André Gide).

719 – Les galaxies – Au point de vue religieux, je suis agnostique. Je ne dirais pas que je suis athée. L’homme, pour moi, est un être beaucoup plus mystérieux qu’on ne l’imagine. Il y a du divin dans l’homme. L’homme est quelque chose d’infini, il me passionne beaucoup plus que les galaxies. Je me moque de la planète Mars (Jacques Vergès).

720 – La certitude – Faire partager cette certitude d’Israël que la Bible contient ce que Dieu veut nous faire savoir (Abraham Heschel).

721 – La bonté – Contrairement au mal, le bien ne fait pas de bruit. On parle trop du mal et pas assez du bien. Si Dieu paraît se taire, il nous parle en réalité par tout ce qui est beau et bien dans le monde. Aussi radical que soit le mal, il n’est pas aussi profond que la bonté. La bonté est présente dans le monde, il faut apprendre à la voir (Jean Delumeau).

722 – Les images – L’homme n’est pas l’esclave de Dieu. Il faut purifier nos images de Dieu, c’est-à-dire les idées que l’homme se fait de Dieu et qui ne sont que le reflet de certains rapports sociaux. Dieu n’est pas un maître, il ne domine pas. Dieu est le libérateur non le dominateur. Découvrir par la prière que Dieu est attiré vers un autre, il aspire à un amour partagé et qui attend la réponse de l’homme. L’athéisme a raison de protester contre les fausses images de Dieu. Dieu n’est pas un monarque absolu mais un Amour crucifié (Berdiaev).

723 – La compagnie – Le bon larron. « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Aujourd’hui : quelle promptitude ! Avec moi : quelle compagnie ! Dans le paradis : quel repos ! (Bossuet).

724 – Le regret – Ce ne sont pas nos fautes et notre orgueil qui intéressent Dieu, mais notre regret et notre humilité (Yves Létondot).

725 – Les autres – L’amour gratuit, c’est savoir se diminuer un peu pour laisser être les autres (Luc Ferry).

726 – La nostalgie – Il y a une nostalgie de Dieu qui ne cesse de sous-tendre toutes les activités de l’homme, même celles qui paraissent d’abord s’éloigner le plus de lui. La grâce prévenante de Dieu ne se lasse pas de rechercher l’humanité à travers toutes son histoire. Le Christ ne cesse de lui ouvrir ses bras, l’Esprit ne cesse de la pousser sans jamais la contraindre (Louis Bouyer).

727 – Le berceau – Le peuple juif : ce peuple préparé pour être le berceau du Très-Haut (Fabrice Hadjadj).

728 – La hantise – Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu’elle pense de la mort (André Malraux).

729 – L’évidence – Le constat de l’Histoire ne peut pas être : le Nazaréen ressuscita, car nul ne sait au juste ce qui s’est passé. Mais l’Histoire se doit d’enregistrer comme un fait établi, indéniable, comme une certitude exempte du moindre doute, que les disciples de Jésus ont cru, comme on croit à une vérité d’évidence, avoir revu vivant celui qui venait d’expirer (H. Guillemin).

730 – La lucidité – Le christianisme ? C’est trop beau pour être vrai. C’est tellement ce qu’on a envie d’entendre, que cela ne peut être que controuvé. On ne veut pas mourir, on veut retrouver les gens qu’on aime. Et comme par miracle, il y a un type qui arrive et qui nous promet tout cela. On demande à Luc Ferry s’il regrette de ne pas avoir la foi. Lui : « Ce qui me semble regrettable, ce n’est pas de ne pas avoir la foi, c’est plutôt que la ‘bonne nouvelle » n’en est pas une, que tout simplement elle ne soit pas vraie, en tout cas pas crédible à mes yeux. Avoir la foi ou non n’a aucun intérêt si la « bonne nouvelle » n’en est pas une. Je crois que la lucidité est supérieure à tout et qu’il vaut mieux préférer une mauvaise nouvelle vraie à une bonne nouvelle fausse (Luc Ferry).

731 – L’échafaudage – La seule supériorité qui compte dans l’Église est celle de la sainteté ; le ministère est un échafaudage, indispensable mais temporaire ; seule la sainteté atteint l’ultime, anticipe le Royaume, comme le fait déjà une femme, la Mère de Dieu (olivier Clément).

732 – L’homélie – Dans un temple, un mage parle longtemps du vice et de la vertu. Il prouva méthodiquement tout ce qui était clair, il enseigna tout ce qu’on savait. Babouc dit : « Voilà un homme qui a fait de son mieux pour ennuyer deux ou trois cents de ses concitoyens ; mais son intention était bonne » (Voltaire).

733 – Le chameau – Le fait que l’on n’ait pas retrouvé la selle du chameau d’Abraham ne signifie pas qu’Abraham n’avait pas de chameau ni de selle (Rabbin Ken Spiro).

734 – Le pseudonyme – Le hasard, ou ce que nous appelons ainsi, n’est peut-être que le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas ,signer (Théophile Gautier).

735 – La solitude – L’amour n’a pas permis à Dieu de demeurer seul (Bernard Bro).

736 – Les limites – Jésus nous apprend à penser de manière large. Il s’étonne de la foi des païens. Ce n’est pas un prêtre qu’il présente comme modèle, mais l’hérétique, le Samaritain. Lorsqu’il est cloué sur la croix, il accueille encore le malfaiteur au ciel. L’homme, et de même l’Église, risquent toujours de se poser en absolu. Dieu est au-delà des limites et des limitations que nous construisons. Nous avons certes besoin de celles-ci dans notre vie, mais nous ne devons pas les confondre avec Dieu dont le cœur est toujours plus large. Dieu ne se laisse ni domestiquer ni apprivoiser. Pour assurer cette largeur, pas de meilleur moyen que de lire et relire encore et toujours la Bible. Dieu nous entraîne au loin pour peu que nous écoutions jésus. Il nous enseigne à penser de manière large (Cardinal Martini).

737 – La table – On peut faire de l’humanitaire, on peut lutter de manière très noble pour le développement, on peut alphabétiser, on peut, comme dit saint Paul, livrer son corps aux flammes, on peut être fier de sauvegarder des valeurs morales : d’autres le font. Le chrétien est inséparable d’une nostalgie divine. Nous sommes des êtres assis en même temps à la table des pécheurs et à la table du Père (Bernard Bro).

738 – La bêtise – La bêtise : elle est le fruit indubitable, et le plus terrible, du péché originel. Le diable est intelligent, dit-on communément. Mais non justement, le diable est infiniment bête, et c’est précisément dans sa bêtise que réside sa force. S’il avait été intelligent, il ne serait pas devenu le diable. Il y a longtemps qu’il se serait repenti. Car se rebeller contre Dieu est avant tout terriblement bête. La bêtise est fertile en inventions. La bêtise est tromperie et mensonge. Des balivernes délirantes paraissent intelligentes parce que, avant tout, elles apportent une satisfaction rapide. La bêtise, c’est ce qui marche.. La bêtise prospère. Elle a une fois pour toutes déclaré qu’elle était intelligente et que la foi, c’est de la bêtise (Alexandre Schmemann).

739 – Les courbettes – Il y a des gens qui se prétendent athées ou agnostiques, mais ils consultent les voyantes et les horoscopes, ils font des courbettes devant la réincarnation, ils sont prêts à accueillir un tas de choses farfelues, pourvu que ce ne soit pas le Dieu de Jésus-Christ (Mgr Léonard).

740 – Le vélo – A propos des scientifiques qui prétendent pouvoir tout expliquer : ils me font penser à des culs-de-jatte sur un vélo (Louis Falavigna).

741 – Le rôle – Le rôle le plus divin des élus est de secourir ceux qui, ici-bas, se trouvent dans la peine (Saint Thomas d’Aquin).

742 – Le sens – Au terme d’une immense préparation dont l’axe est Israël, Dieu s’est fait homme pour changer le sens de la mort et rouvrir aux hommes la plénitude de leur vocation (Olivier Clément).

743 – La grâceL’adage de saint Cyprien : « Hors de l’Église, point de salut » était à usage interne : il voulait dissuader les catholiques de quitter la communion ecclésiale. Mais on peut le comprendre d’une autre façon, en l’adressant aux non-chrétiens. Dans ce cas, il ne veut pas dire : « Tu n’es pas des nôtres, donc tu es perdu », mais : « Tout ce que tu reçois de grâce t’arrive par l’Église, parce qu’elle est l’Épouse que l’Epoux a dotée de façon magnifique au point que tout passe par ses mains ». (André Manaranche).

744 – Le bonheur – Tu veux le bonheur, et cependant tu vas mourir. Comment fais-tu pour te débrouiller avec ça ? Comment fais-tu pour ne rien diminuer de ton désir de la joie et ne rien offusquer de ta lucidité face à la mort ? (Fabrice Hadjadj).

745 – La flèche – Ne pas aller au prochain pour Dieu, mais être poussé par Dieu vers le prochain comme la flèche vers le but pour l’archer (Simone Weil).

746 – La révélation – La Torah (la Loi) au sens fort du terme : révélation de l’amour de Dieu pour son peuple, de la sagesse du plan de Dieu sur l’homme (Colette Kessler).

747 – Le destin – Grandeur de l’homme : il est créé à l’image de Dieu. Et à ce titre, il est destiné à toujours chercher à le comprendre et à sonder le plus profondément possible ses voies et ses volontés (Colette Kessler).

748 – Le charbonnier – Ce fameux charbonnier sur le pont de Prague qui, interrogé par un docteur en théologie au sujet de ce qu’il croit, répond : ‘Je crois ce que l’Église croit’, cet homme donc, tant décrié, n’a, me semble-t-il, non seulement rien répondu d’absurde ou de méprisable, mais au contraire formulé quelque chose d’exceptionnellement intelligent, exact et précis (Joseph Pieper).

749 – La tristesse – La tristesse chasse ou étouffe l’Esprit… L’Esprit de Dieu ne supporte ni tristesse ni manque d’espace… L’homme triste attriste l’Esprit qui l’habite, mais empêche aussi la prière. Il ne peut percevoir l’Esprit qui prie en lui (Hermas).

750 – La souffrance – L’essence de la prophétie d’Isaïe (sur le Serviteur souffrant) annonce le pouvoir rédempteur de la souffrance, doctrine capitale pour l’histoire de l’humanité (Judith Cabaud).

751 – L’homme – Tout chrétien doit d’abord être un homme « avant » d’être chrétien. Le christianisme antique n’a pas eu peur de la philosophie antique même s’il a marqué ses distances. Saint Augustin reconnaît qu’il a découvert la sagesse dans le De finibus de Cicéron, même s’il ajoute que sa plénitude est dans le christ. Il s’agit d’abord de faire de l’homme un homme pour qu’il puisse accéder à une connaissance fondée de Dieu. La grâce a besoin de la nature (Adolphe Gesché).

752 – Le souci – Le christianisme est la religion de l’humanité. Dieu ne s’intéresse en fin de compte qu’à une chose : au besoin que l’homme a de Lui, et Lui n’a qu’un souci : aider l’homme. L’homme n’est pas connu. L’homme est un mystère. L’apparition du Christ est le fait fondamental de l’anthropologie (Thomas Spidlik).

753 – Les compétences – Acquérir des compétences exigeantes ne s’opposera jamais à une attente contemplative de Dieu (Roger Schütz).

754 – L’initiation – La Mère de Dieu est initiée la première à la joie pascale en contemplant son Fils ressuscité, comme la rapporte la Tradition (Michel Laroche).

755 – Le mystère – L’Esprit Saint, plus encore que le Christ, nous échappe dans le mystère (Joseph Ratzinger).

756 – La faiblesse – Nier l’existence du démon est une faiblesse. Mais, à l’inverse, le voir partout est pire (Jean Duchesne).

757 – Les saints – Dans la vie de l’Église, les saints ont donné plus de relief à tel ou tel aspect de la révélation que la hiérarchie elle-même. Saint François a plus d’importance dans l’histoire de l’Église que de nombreux papes (Mgr Dubost).

758 – Le personnage – Le saint n’est qu’un personnage secondaire dans une histoire toujours fondamentalement axée sur Dieu (Samuel Wells).

759 – L’Église – Dieu s’est humilié jusqu’à l’Église (Newman).

760 – Le contact – Il est bon d’achever la prière en remerciant Dieu de nous avoir accordé ce contact avec lui, et en regrettant notre manque d’attention (Alexandre Men).

761 – La rencontre – La théologie est insuffisante si elle ne s’achève en mystique, c’est-à-dire dans la rencontre vivante avec le Dieu vivant (Jean Daniélou).

762 – L’étreinte – La croix du Christ étend ses bras sur le passé et sur l’avenir. Son ombre lumineuse la précède et remonte jusqu’aux premiers jours d’après la chute. L’acte par lequel Jésus, il y a deux mille ans, sauvait tous les espaces et tous les temps, s’est enfoncé dans l’éternité divine où il est impérissablement présent et est réactualisé en chaque eucharistie ; en celle-ci les deux mille ans qui nous séparent de la croix sont abolis : nous sommes là comme l’étaient la Vierge et saint Jean. Lorsque nous communions, c’est Dieu qui nous étreint sur son cœur (Cardinal Journet).

763 – La parodie – L’homme et la femme dans le Christ : la rencontre des personnes dans la tendresse d’une patiente et réciproque découverte. Et l’enfant, petit hôte inconnu, ou tel hôte inattendu et trop connu, surgissent toujours à temps pour empêcher la passion de se clore sur elle-même dans une parodie d’absolu (Olivier Clément).

764 – Contempler – Pour les maîtres spirituels de l’Orient chrétien, contempler, c »st voir Dieu en toutes choses (Thomas Spidlik).

765 – La violence – En Dieu, il n’y a pas de violence. Dieu a envoyé le Christ non pas pour nous accuser, mais pour nous appeler à lui, non pas pour nous condamner, mais parce qu’il nous aime (Roger Schütz).

766 – L’élan – Théologiquement, ce n’est pas la difficulté qui fait le mérite, mais l’élan vers Dieu (Henri-Irénée Marrou).

767 – La langue – Traduire la Vérité éternelle dans la langue d’une génération (Henri-Irénée Marrou).

768 – L’intelligenceIl y a plusieurs formes d’intelligence : l’intelligence des maths, des relations humaines, des langues étrangères, de la musique. Il y aussi l’intelligence spirituelle ou intelligence de Dieu ou intelligence de la grâce. L’intelligence se travaille. L’intelligence de la grâce se travaille. Et il n’y a pas trop de toute une vie pour penser le monde comme Dieu le pense, le voir comme il le voit (André Nouis).

769 – Le sublime – Ces gens de lettres sont tous pareils : dès qu’ils veulent toucher à la sainteté, ils se barbouillent de sublime, ils mettent du sublime partout ! La sainteté n’est pas sublime (Georges Bernanos).

770 – La justice – La justice de Dieu, c’est que l’homme ne soit plus séparé de Dieu (Vladimir Lossky).

771 – L’humilité – Dieu seul est humble par nature (Rupert de Deutz).

772 – La faute – La plus grande faute de Judas n’est pas d’avoir trahi le Christ, mais d’avoir douté de la possibilité du pardon (Arnoul Greban).

773 – L’opium – Ce n’est pas la religion qui est de l’opium au rabais, c’est l’opium qui est une religion au rabais (H. Quantin).

774 – La preuve – La mort et la résurrection de Jésus sont la façon dont Dieu nous prouve qu’il peut et veut nous conserver dans l’être à travers la mort (J/ Alison).

775 – La foi – Guardini ( il est proche des grands mystiques) : c’est pour lui une manière de dire que la foi sera mystique ou ne sera pas (J. Woimbée).

776 – La loquacité – Quand tu pries, ne recherche pas des mots compliqués, car le bégaiement simple et sans variété des enfants a souvent touché leur Père des cieux. Ne cherche pas à beaucoup parler quand tu pries, de peur que ton esprit ne se distraie à chercher des mots. Un seul mot du publicain apaisa Dieu et un seul cri sauva le larron. La loquacité dans la prière disperse couvent l’esprit et le remplit d’images, alors que la répétition d’une même parole ordinairement le recueille (Saint Jean Climaque).

777 – L’étonnant – Ce qu’il y a d’étonnant, c’est qu’étant Dieu, il ait voulu se faire homme. Tout le reste de sa vie découle de là : et sa naissance, et l’étable de Bethléem et son baptême au milieu des pécheurs et la croix (Saint Jean Chrysostome).

778 – L’humilité – L’Église doit toujours rester d’une extrême humilité (André Nouis).

779 – Le conservateur – Je peux connaître avec beaucoup de précision tout ce qu’a fait Jésus, et même la Bible par cœur ; je peux être le conservateur d’un grand musée du christianisme et ne pas avoir la foi de quelqu’un qui a fait très peu d’études et qui prie Jésus (Fabrice Hadjadj).

780 – Prier – Prier, c’est s’attacher à Dieu (Rabbi Pinhas).

781 -

21/07/2018. A suivre.

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