100.7 Les compagnons d’A.v.Speyr

100.7 Les compagnons d’Adrienne von Speyr

826 – Le cœur – L’Église n’est pas d’abord au Vatican, elle est dans le cœur des saints (Cardinal Journet).

827 – L’impuissance – Quand Jésus, le Fils de Dieu, meurt sur la croix, le Père tout-puissant se révèle comme le Père « non-puissant ». Le Dieu tout-puissant est en définitive le Dieu qui permet à son Fils d’étendre les bras sur la croix dans le signe de la non-puissance totale. C’est la toute-puissance de l’amour (Bernard Sesboüé).

828 – Le péché – Jésus pour naître s’est choisie Marie pleine de grâce. C’est Marie (de Magdala) pleine de péché qu’il choisit pour ressusciter (Pierre Emmanuel).

829 – La couture – En ressuscitant, le Fils de Dieu entraîne l’homme avec lui, lui ouvrant le chemin vers l’au-delà de l’espace et du temps. Le christ est à la couture du fini et de l’infini, simultanément dans le temps et au-delà du temps (Louis Falavigna).

830 – La quarantaine – Finalement, surtout passé le seuil de la quarantaine, mais déjà avant, la source de la névrose est bien souvent non pas la religion, mais l’absence de sens ou l’absence de religion au sens profond du mot (Olivier Clément).

831 – L’ouverture – Plus les hommes se disent que Dieu n’existe pas, plus le monde devient mauvais. C’est un circuit épouvantable, et il faut le briser par cette ouverture du coeur qui permet à Dieu d’entrer dans sa création. Celui qui est le plus exclu, celui qui est le plus oublié, celui qui est le plus méconnu, c’est Dieu. Il regarde et se demande s’il y a des cœurs qui librement s’abandonnent et s’ouvrent à lui pour devenir des sources d’où peut jaillir un influx de lumière, de paix et d’amour (Olivier Clément).

832 – Les maux – Luther aurait tant voulu qu’Érasme le rejoigne dans sa réforme. Ils s’écrivent. Érasme lui répond : « Je sais que dans cette Eglise que vous appelez papiste, il y a beaucoup d’hommes qui ne me plaisent pas. Mais j’en vois de semblables dans la tienne. Or on supporte plus légèrement les maux auxquels on est accoutumé. Je supporte donc cette Église jusqu’à ce que que j’en trouve une meilleure, et elle-même est obligée de me supporter jusqu’à ce que je devienne meilleur (Gabriel Ringlet).

833 – Le souci – L’homme ne peut pas ne pas se poser de questions sur le sens de son existence. Mais se posant cette question, il peut décider qu’elle est sans réponse possible, donc comme une question dépourvue de sens. Ou bien s’immerger tellement dans ses occupations qu’il en chasse cette question du sens de l’existence en estimant qu’il est plus judicieux de ne pas se casser la têt à ce propos. Mais l’homme aussi qui se pose des questions peut finir par trouver qu’il est absurde pour lui d’être fait pour le néant. Est-ce possible ? L’homme n’est pas le maître de son existence, il le sait bien. Mais il est conscient qu’il voudrait bien qu’il existe autre chose que son existence éphémère. Et si quelqu’un vient lui dire que son hypothèse d’une vie autre, son aspiration à une vie au-delà de la vie n’est pas impossible, n’est pas sotte, mais est au contraire la vérité tout simplement, l’homme se demandera toujours si cette promesse n’est pas une illusion. Et il restera dans son souci et dans son inquiétude latente. L’homme reste en présence d’un mystère dont il croit ne pas avoir la clef (Karl Rahner).

834 – La toute-puissance – Dieu a la toute-puissance de naître comme Dieu, comme il a la toute-puissance de mourir en Christ comme Dieu (Paul Evdokimov).

835 – L’interrogation – Ne parler du Christ que si l’on t’interroge. Mais vis de telle façon que l’on t’interroge (Anonyme cité par Mgr Vilnet).

836 – La faiblesse – L’homme est un animal qui sait qu’il va mourir. La peur de la mort est la clé de l’humanité. La faiblesse de ce qu’on appelle la modernité est qu’elle refoule l’idée de la mort. Nous croyons, nous, que le fini est la demeure de l’infini (Jacques de Bourbon-Busset).

837 – La présence – Au plan humain, la virginité constitue une donnée physique médicalement vérifiable. Pour le Nouveau Testament, elle correspond à l’état de celle ou de celui qui se trouve empli de la présence divine et qui ne vit que pour elle (Jean Radermakers).

838 – La communication – La prière est une communication dans l’Esprit Saint avec tous les habitants du ciel. Si l’homme ne prie pas sans cesse, il cesse de respirer spirituellement (Michel Laroche).

839 – Le ridicule – Il est à la fois ridicule et irrespectueux de demander ce qu’on peut bien éprouver quand on est Dieu incarné (Le théologien anglican Mascall cité par Bernard Sesboüé).

840 – Le jeu – Est-ce que la science n’est qu’un jeu sur fond de néant ? C’est la foi qui donne à la science son sens. A quoi sert la science si ce n’est qu’un jeu sur fond de néant. Les philosophes ont la réputation de ne pas croire. En réalité, ils ne cessent d’être concernés par la croyance, qui est bien ce qui existe de plus passionnant. Transmettre la foi en la vie est l’un des plus beaux dons que l’on puisse accorder. La philosophie : trouver ce qui aide à vivre ((Bertrand Vergely).

841 – Le renoncement – L’Incarnation : Dieu qui renonce à son éternité (André Frossard).

842 – Le bourreau – Il était nécessaire qu’Israël ignorât l’idée d’Incarnation pour que la Passion fût possible. Peuple élu pour être le bourreau du Christ (Simone Weil).

843 – La gestation – Tout l’Ancien Testament est un index tendu vers Jésus-Christ qui vient. Tout le temps de l’Ancien testament, depuis Abraham, est ce temps de la gestation du Christ (François Varillon).

844 – La communion – L’essence de l’Église, c’est la communion de Dieu et de l’homme, et par là des hommes entre eux. Le but de la création n’est autre que l’Église (Olivier Clément).

845 – La curiosité – La religion est vie, non pas matière à discussion. Dieu ne répond pas à la pure curiosité de l’esprit. La foi est un acte par lequel l’homme s’en remet à Dieu (François Varillon).

846 – Le singe – L’esprit d’enfance consiste d’abord à savoir que nous en sommes pas orphelins. Nos contemporains s’imaginent qu’ils sont orphelins : il y a ce monde sans fin, ces nébuleuses, ces trous noirs, nous descendons du songe et nous allons vers le néant ! Mais le Christ nous le rappelle fortement : nous avons un Père et nous pouvons avoir confiance en lui. Nous sommes appelés à retrouver cette joie d’être en Dieu (Olivier Clément).

847 – La réalité – Au ciel, auprès de Dieu, nous verrons la réalité de l’être de chaque homme (Alexandre Men).

848 – La guérison – Le purgatoire, c’est un temps pour la guérison. Ce n’est pas la faute qu’on répare, c’est la nature qui ses répare, retrouve la santé. Temps de maturation pour le dépouillement de toute souillure qui pèse sur l’esprit. Dieu a enveloppé d’obscurité le destin d’outre-tombe et il ne s’agit nullement de violer le secret divin (Paul Evdokimov).

849 – Le rêve – Ne pas rêver d’un âge d’or où l’essor de l’Église en rencontrerait plus aucun obstacle (Emmanuel Mounier).

850 – La communion – L’Annonciation a été le jour de la première communion de Marie (Mère Térésa).

851 – La substitution – L’idée de substitution, si essentiellement chrétienne (Henri de Lubac).

852 – Le savoir – C’est la foi dans la résurrection qui provoque le désir de savoir comment y parvenir (Jean Daniélou).

853 – Les vaches – Quand on visite une communauté, on sent tout de suite, dans la mesure où on est sensible à cette réalité, si c’est une communauté de chrétiens qui s’aiment les uns les autres ou, comme dit Aristote, un troupeau de vaches qui paissent dans le même pré (Jean Vanier).

854 – La bouche – Le rôle du prêtre est d’ouvrir la bouche, mais c’est Dieu qui opère tout. Tout vient de la grâce (Saint jean Chrysostome).

855 – Le commentaire – Le meilleur commentaire de la Bible, ce sont les saints. « Ta lumière resplendit dans les visages de tes saints », chante l’Église orthodoxe (Paul Evdokimov).

856 – Les portes – A force de nier le diable, nous avons ouvert toutes grandes les portes de l’enfer (Jung).

857 – Le cœur – En Occident, la foi chrétienne est souvent identifiée à une morale ou à un engagement social de type caritatif, mais l’expérience spirituelle, le vie mystique qui en est le cœur véritable, reste malheureusement méconnue. Les chrétiens se sont trop portés aux frontières en oubliant le centre, le cœur (Olivier Clément).

858 – La présence – La Bible, le livre saint, est tout rempli de présence (Paul Evdokimov).

859 – Le faux – La prédication de Jésus porte souvent sur ce qui est faux dans les attitudes, les relations ou les démarches religieuses (P. Gervaise).

860 – L’équilibre – La place de la Vierge dans la vie et la prière des chrétiens est un indice de léquilibre de leur vie et de leur foi. Nous ne prions pas Marie comme nous prions le Père, le Fils et l’Esprit. Nous prions Marie parce qu’elle est la mère de Jésus. Nous prions Marie de prier pour nous (Cardinal Lustiger).

861 – Dieu – Dieu, il est par excellence celui dont je ne peux disposer (Jean Daniélou).

862 – L’exégèse – Pour peu qu’il se soit éveillé à la vie de l’esprit, le croyant ne peut se passer d’exégèse. Il n’a jamais pu s’en passer. Ce qu’il croit, ce qu’il vit, il cherche spontanément à le comprendre (Henri de Lubac).

863 – L’enfer – Le paradis n’est pas autre chose qu’aimer Dieu ; et il n’y a pas d’autre enfer que de n’être pas avec Dieu (Julien Green).

864 – La fête – S’il n’y avait pas d’espérance de résurrection, la fête humaine serait enfermée dans le cercle de la mort (François Varillon).

865 – La réalité – Dieu est mystérieux jusque dans les plus intimes grâces et les plus éclatantes clartés. La réalité de Dieu, parce qu’elle est ineffable, ne peut être exprimée autrement que par allusion (J. de Menasce).

866 – L’éventualité – Si quelqu’un dit que l’enfer est une réalité, il se flatte d’avoir sur l’au-delà un renseignement que les chrétiens n’ont pas. L’enfer, c’est la damnation, et nul ne sait s’il y a des damnés. Il est – ce qui est tout différent – une éventualité réelle inscrite au cœur de la liberté humaine respectée sans tricherie (François Varillon).

867 – Le problème – De tous les peuples de l’Antiquité, nous sommes le seul (nous, le peuple juif) à avoir survécu. Cela pose un problème (Elie Wiesel).

868 – Le visage – La puissance de l’athéisme, le refus de Dieu ou l’indifférence à l’égard de Dieu s’expliquent au moins en partie par le fait que le visage de Dieu a été si défiguré que l’homme ne pouvait que s’en détourner (Joseph Ratzinger).

869 – Le trésor – A la mort du dernier apôtre, un privilège incommunicable s’éteint : la Révélation est achevée. Rien ne pourra plus y être ajouté. Mais ce trésor, la perle précieuse entre toutes de l’humanité, devra être transmis, communiqué, explicité, à chaque génération, dans l’Église (Jacques Loew).

870 – La joie – Cana : ce n’est pas à la peine des gens que le Christ a rendu visite, mais à leur joie. Il a fait son premier miracle pour venir au secours du bonheur humain (Dostoïevski).

871 – L’ami – L’ange gardien est pour chacun, selon la parole d’un spirituel, notre meilleur ami (Philippe Ferlay).

872 – La fécondité – La prière comme les œuvres n’acquièrent leur fécondité que par le sacrifice (Marthe Robin).

873 – Les sucreries – Il y a des sucreries démoniaques dans certains discours religieux (Léon Bloy).

874 – Le rayonnement – Selon le Talmud, dans le monde à venir, les justes jouissent du rayonnement de la présence divine (Claude Vigée).

875 – La présence – Que recherchons-nous quand nous prions si ce n’est la présence de Dieu. Il est donné aux hommes de pouvoir parler à Dieu (Rémy Schappacher).

876 – Les volets – La prière n’a pas pour but de renseigner Dieu sur nos besoins ; il les connaît infiniment mieux que nous ; elle ne se propose pas non plus d’amener Dieu à consentir à la satisfaction de nos besoins, car Dieu ne cesse de vouloir notre bien ; la prière devrait toujours plutôt faire coïncider notre volonté avec la volonté de Dieu ; cette prière serait alors celle qui répondrait le plus parfaitement à l’amour de Dieu. Ce que nous demandons au fond, c’est toujours Dieu lui-même. Et dans ce sens, toute prière est exaucée dès qu’elle est vraiment ce qu’elle doit être : l’ouverture de notre cœur à l’appel de Dieu. Ce n’est jamais Dieu qui se refuse, c’est toujours l’homme. La maison dont les volets sont clos est encore dans la nuit, même en plein jour. Et ce n’est pas la faute du soleil. « La lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point comprise (Maurice Zundel).

877 – La réintégration – Le monde que les prophètes dénoncent est celui de l’absence de dieu. Dès lors la recherche du juste se situe sur la voie de la réintégration de sa présence au sien du monde brisé (André Chouraqui).

878 – Les ombres – Si Dieu n’est pas nommé (dans une vie d’enfant ou même d’adulte), il est renvoyé au royaume des ombres. Et la grande absence qui en résulte vide le monde lui-même de sa réalité au point que l’homme n’est plus qu’une ombre à son tour dans le siècle où il prétendait le plus librement disposer de soi (Christian Chabanis).

879 – L’école – La vie sous le regard de la mort est une école perpétuelle de modestie (Pierre Chaunu).

880 – Le privilège – Le seul privilège des chrétiens, au milieu de tant d’hommes, adeptes souvent admirables de tant de religions, c’est qu’ils ont reçu une parole qui est à la fois de Dieu et Dieu lui-même (Roger Mehl).

881 – Le monde – Le monde est un livre qui nous parle de Dieu (Claudel).

882 – L’illusion – Passion et mort du Christ sont bien le point culminant de la haine et de la victoire apparente des forces du mal. Mais leur victoire est leur illusion suprême, car c’est au fond de la déréliction et à l’apogée de la souffrance que s’accomplit la victoire sur Satan (Boris Bobrinskoy).

883 – L’ignorance – Dieu aurait-il pu sauver le monde autrement que par la croix ? Réponse d’Augustin : « Il le pouvait, mais s’il l’avait fait, ton ignorance est telle que tu n’aurais pas été davantage satisfait » (Thomas Spidlik).

884 – La lumière J’avais retrouvé le sens du mot « sainteté », non dans les biographies des saints, mais dans les racines sumériennes du terme hébreu « qadosh » qui connote l’idée de lumière. Le saint est celui qui reflète le plus totalement la lumière d’Elohim. Être un fils d’Elohim signifie pour moi refléter totalement la lumière (André Chouraqui).

885 – L’expérience – La Bible nous parle d’hommes et de femmes qui ont fait l’expérience de la présence de Dieu dans leur vie (Taizé).

886 – Le don de Dieu – La Révélation chrétienne est achevée à la mort du dernier apôtre. En réalité, avec le Christ, la Révélation a atteint un stade définitif : la substance de la Révélation a été faite. Mais cette substance est inépuisable. Comment croire qu’on pourrait épuiser le don de Dieu ? (Gilbert Ganne).

887 – Les moyens – Il ne faut pas cesser de dire à Dieu : Attirez-moi ! sans lui dire comment faire, car tous ses moyens sont bons (Jean de Menasce).

888 – La proximité – Celui qui prie doit diriger son coeur vers le ciel, c’est-à-dire vers le service de Dieu et non vers ses besoins. La proximité de Dieu est en elle-même un bien. On ne prie pas en vérité pour retirer un bénéfice de sa prière. Le but de la prière est de s’occuper de Dieu, de délaisser les affaires mondaines, tous les soucis, tous les besoins (J. Leibowitz).

889 – Le mendiant – « Pour moi, je suis un mendiant et un pauvre » (Ps 70,6). Origène commente : « C’est le Christ qui dit ces paroles, lui qui, librement, s’est fait mendiant pour l’amour de l’homme, pour faire l’homme riche » (Origène).

890 – Dieu – « Dieu est très intelligent, mais je ne le crois pas méchant » : mot d’Einstein inscrit sur l’une de ses statues aux USA (Jean de Menasce).

896 – La mission – Dans la perspective de l’Ancien et du Nouveau Testament, il n’y a pas de perception de Dieu sans un appel de Dieu en vue d’une mission (Jean Guitton).

897 – La grâce – Nul ne comprend un mystique chrétien qui n’essaie de vivre avec lui dans le monde la grâce (J. Baruzi).

898 – L’occupation – Si le christianisme est chose révélée, l’occupation principale du chrétien n’est-elle pas l’étude de cette révélation même ? (Renan).

899 – La musique – Le point de vue d’un athée sur la religion vaut tout au plus celui d’un sourd sur la musique (Christian Delacampagne).

900 – La dignité – La foi consiste à croire en une Parole – celle de la Bible – qui donne un statut éternel – c’est-à-dire d’éminente dignité – à chacun d’entre nous (Jean Delumeau).

901 – La richesse – L’Église est faite pour révéler la richesse insondable du Christ de la résurrection (Gustave Martelet).

902 – L’option – Jésus n’est pas une option facultative qu’il serait loisible à l’homme d’accepter sans risque ou de refuser sans dommage : il est la Bonne Nouvelle, le salut du monde, l’homme nouveau et et véritable, la réussite de toute créature (André Manaranche).

903 – L’avenir – L’une des affirmations les plus centrales du christianisme est peut-être que tout être humain, si perturbé ou si pécheur soit-il, est appelé à la sainteté. Dieu n’enferme jamais quelqu’un dans un échec. Dieu est un donneur d’avenir (Xavier Thévenot).

904 – Les niaiseries – S’écarter de l’essentiel, perdre de vue le centre des choses : Pascal appelait cela le divertissement. C’est là qu’évidemment la question de Dieu retrouve sa place plutôt que dans les niaiseries auxquelles on tente de réduire l’existence. Il y a un athéisme sociologique guère plus évolué qu’une certaine religion sociologique dont on nous rebat les oreilles ; même dans les milieux chrétiens, il est fait de la même légèreté (Christian Chabanis).

905 – L’issue – – Notre monde restera restera tragiquement absurde tant qu’il ne se reconnaîtra pas dans la foi qui l’a engendré. L’humanisme ne peut expliquer l’homme parce que l’homme n’est pas à lui-même sa propre fin et ne peut s’expliquer par lui-même sans se séquestrer dans un cercle sans issue (Cardinal Lustiger).

906 – L’économie – Marx pensait qu’on ferait l’économie du religieux, il se trompait dans ce domaine comme dans presque tous les autres ; il ne savait pas qu’il allait fonder une religion. Hitler construisait pour mille ans ; son aventure a duré dix ans de trop. Marx suivant Hegel entrevoyait la fin de l’Histoire, le communisme a duré moins d’un siècle (de trop), et l’Histoire continue. Vous ne ferez pas l’économie du religieux. Pas plus qu’on ne peut se passer d’oxygène. Homo est aussi nécessairement religiosus que sapiens. Vous ne dépasserez pas le christianisme (Pierre Chaunu).

907 – L’astronomie – Entrer dans l’Église et dans la foi, c’est un peu comme entrer en science aujourd’hui. On n’y apprend pas le tout de Dieu, pas plus qu’on apprend le tout du ciel dans l’astronomie. Mais c’est le seul lieu où l’on puisse apprendre quelque chose (Christian Chabanis).

908 – La clef – Le monde sans Dieu est un monde absurde, l’homme sans Dieu n’a plus de sens et peut-être même n’est-il plus un homme. Un homme sans Dieu est en tout cas un homme incomplet. Je suis catégorique sur ce point. Je vais même beaucoup plus loin, et je pense qu’un savant, un homme de science, qui n’accepte pas Dieu se prive de la compréhension de l’univers. Dieu est la seule clef qui nous permet de comprendre le monde (Pierre-Paul Grasse).

909 – Les élèves – Par la foi, nous sommes les élèves de Dieu ; il n’y a pas de plus grand bonheur pour une intelligence humaine (Madeleine Delbrel).

910 – Le nageur – L’homme qui s’efforce de connaître Dieu n’est pas comparable au savant qui amasse des connaissance. L’homme qui s’efforce de connaître Dieu n’est pas comparable non plus à l’artiste qui perfectionne une ébauche. Mais l’esprit qui s’efforce de connaître Dieu est comparable au nageur qui s’avance dans l’océan, porté par les vagues, mais à condition de toujours écarter les vagues. Nous avançons dans le mystère de Dieu comme le nageur s’avance dans l’océan, portés par des images, des concepts, des idées ; mais pour que ces vagues nous portent, il faut les écarter toujours, c’est-à-dire à tout instant dire non, ce n’est pas Dieu, Dieu est au-delà (Henri de Lubac).

911 – Le sentier – Oui, je suis convaincu, mais je ne cherche pas à convaincre. La seule chose que je cherche, c’est à rappeler à ceux qui m’écoutent le petit sentier qui conduit à la vérité (Marie-Dominique Philippe).

912 – Le délai – L’Église ne dévoile pas tout sans délai et sans discernement et ne tient pourtant rien de caché jusqu’au bout. L’un risquerait de blesser ceux du dehors, et l’autre d’écarter de nous nos propres frères (Grégoire de Nazianze).

913 – Le sens – Il n’est pas possible que le monde n’ait pas un sens en harmonie avec l’aspiration obscure que, sous des formes diverses, tous les hommes ont en leur cœur (Pierre Chaunu).

914 – La culture – Le rôle culturel des chrétiens consiste aujourd’hui à témoigner de la finalité transcendante de l’homme (Cardinal Lustiger).

915 – La lumière – Les chrétiens ne sont ni plus savants ni meilleurs que les autres. Le don de la foi ne leur est pas fait pour résoudre leurs problèmes : l’aménagement de ce monde, l’injustice, le mal et la mort, mais pour leur donner assez de lumière pour avancer sur la route dans la pénombre de l’aurore (Philippe Ferlay).

916 – L’instinct – L’instinct religieux de l’homme, lorsqu’il est empêché, barré, censuré, devient anarchique et fou. Les dieux que l’homme invente pour combler son immense soif d’adoration et de sens sont rarement inoffensifs (Stan Rougier).

917 – Les profondeurs – Si Dieu se révèle dans le Verbe, l’Esprit sonde ses profondeurs silencieuses (Olivier Clément).

918 – La réponse – Le chrétien qui a réponse à tout est effrayant (Christian Chabanis).

919 – La lueur – Nous avons parfaitement compris la Révélation chrétienne : la création et la chute, l’Incarnation et la Rédemption , nous avons parfaitement compris qu’il s’est mis à notre portée, nous nous sommes raconté des petites histoires avec lui, et nous l’avons insensiblement ramené à notre mesure. Et voilà que l’évolution de nos connaissances nous rappelle qu’on ne met pas la main facilement sur lui et qu’il est incommensurablement plus grand et que vraiment il n’y a absolument aucune proportion entre lui et nous, entre l’infini et nous. Il faut éviter alors que cette distance nous désespère. Accepter que c’est vrai : le Créateur a créé quelque chose d’absolument immense, c’est vrai qu’il est le Créateur aussi des galaxies. Et on le revendique aussi pour l’infiniment petit. L’homme a une dignité fabuleuse. « J’ai créé le ciel et la terre, et j’ai créé l’homme à mon image ». Nous ne sommes pas totalement méprisables puisqu’il a placé dans notre esprit cette extraordinaire lueur d’intelligence et qu’il nous a créés à son image. Ce que nous dit la Révélation chrétienne, c’est que Dieu ne nous révèle pas ses secrets, il nous révèle ce dont nous avons besoin. Cela veut dire qu’il a une marge de liberté. Dieu a pu créer d’autres mondes et les sauver par le Christ (Pierre Chaunu).

920 – La profondeur – Nous souvenir que l’autre qui dit ne pas avoir la foi est toujours en puissance de foi. Il nous appartient de l’orienter vers sa profondeur (Christian Chabanis).

921 – La casquette – Saint Joseph : il n’a pas une auréole sur la tête mais une vieille casquette en peau de lapin (Claudel).

922 – L’engagement – On ne s’engage pas avec Dieu autrement qu’en se blessant (Kierkegaard).

923 – Le privilège - Nous ressusciterons dans la joie, sans laquelle l’homme ne peut exister ; et Dieu sera présent, car Dieu donne la joie, c’est là son privilège, son grand privilège (Dostoïevski).

924 – La synthèseL’Église doit intégrer dans sa foi au Christ tout l’effort religieux de l’humanité. Tout ce qu’il y a de vrai et de bon dans le monde doit être assumé, intégré, dans la synthèse chrétienne où il se trouvera transfiguré (Henri de Lubac).

925 – Le goûter – Ce n’est pas l’abondance du savoir qui rassasie l’âme et la satisfait , mais de sentir et de goûter les choses intérieurement (Ignace de Loyola).

926 – Le fleuve – Il n’y a que deux espèces de personnes : les gens qui descendent le fleuve et ceux qui remontent à la source. Descendre le fleuve, c’est facile : les morts aussi descendent le fleuve. On fait comme tout le monde. Pourquoi faites-vous cela ? C’est à la mode aujourd’hui, tout le monde le fait. Ne réfléchissez plus, faites comme tout le monde, et puis c’est tout. Celui qui remonte le fleuve, c’est celui qui cherche éperdument la vérité. Non pour la posséder, mais pour être possédé par elle (Péguy).

927 – L’incompréhensible – Incompréhensible que Dieu soit, incompréhensible qu’il ne soit pas (Pascal).

928 – La certitudeMarie n’a pas vue Dieu à l’Annonciation. Une ange lui a transmis une parole de Dieu. L’ange n’est pas Dieu, mais il vient et parle de la part de Dieu. Marie n’a donc pas vu Dieu face à face, mais elle a la certitude que Dieu lui a parlé ( François Varillon).

929 – L’intelligence – Il faut aimer Dieu aussi de toute son intelligence (Olivier Clément).

930 – Le droitDieu est celui qui ne demande à personne le droit de nous parler et moins encore celui d’agir et d’exister. Dieu ne nous doit rien pour exister, mais il a quelque chose à nous dire et tout à nous donner (Gustave Martelet).

931 – La turbulence – Rendre présent et sensible Celui qui par essence est caché, telle apparaît la voie chrétienne. Qu’il soit ressenti comme présent ou absent, Dieu est toujours là. On peut être confiant en la Providence et tout de même être entraîné dans des zones de turbulence, de doute, de nuit (Michel Deneken).

932 – Le bien – La grande clef de l’histoire est Jésus. Il nous arrache au mal, non pas en nous préservant du mal, mais en nous apprenant à y pénétrer avec lui pour en tirer du bien (Cardinal Martini).

933 – Les faiblesses – Nous ne devons pas chercher les faiblesses d’autrui, mais nous attrister des nôtres (Alexandre Men).

934 – La vérité – Plus grande est la vérité qu’on a reçue en partage, plus grande doit être l’humilité pour la transmettre (Jean-Yves Leloup).

935 – L’homme – Peut-être qu’une certaine manière de ne s’intéresser qu’à l’homme en refusant d’envisager dans tout son sérieux le problème que l’homme se pose à lui-même est-elle la pire trahison de l’homme (Henri de Lubac).

936 – Le prince – Le démon est le prince de tous les hommes qui refusent de se soumettre à Dieu. La fin visée par le diable est que les hommes se détournent de Dieu (Georges Huber).

937 – La nature – Il est plus difficile qu’on ne croit de ne pas croire en Dieu : il faudrait n’avoir jamais regardé la nature (Gide).

938 – La perle – La perle du Royaume ne perd rien de son prix pour ceux qui ont eu le bonheur de la découvrir même si elle est ignorée de ceux qui n’en ont jamais pu percevoir l’éclat. Et la joie des premiers ne peut être oblitérée par la méconnaissance des seconds qui s’ouvriront peut-être un jour à sa lumière (Maurice Zundel).

939 – L’ouverture – Demeurer toujours ouvert à un supplément possible de lumière (Yves de Montcheuil).

940 – Les professionnels – On n’a vu Jésus s’emporter que devant les professionnels de la vertu, les « gens bien » (V. Messori).

941 – L’ignorance – Quand des hommes ignorent que Dieu est leur bien, nous n’avons pas à nous aligner sur leur ignorance, leur misère (Madeleine Delbrel).

942 – La nostalgie – La fin suprême du christianisme est la quête de Dieu. Chaque fois que nous prions, nous devons tourner notre conscience et notre vie vers Dieu. A un certain moment, dans notre esprit, s’éveille la nostalgie de Dieu (Alexandre Men).

943 – La vocation – Le Christ, avec l’autorité de Dieu, vient annoncer au moi infirme et blessé sa vocation éternelle (Christian Chabanis).

944 – L’étrange – La Bible, c’est l’histoire étrange d’un peuple étrange qui donne son sens à la vie, à l’univers et à l’histoire (Pierre Chaunu).

945 – L’espérance – L’Église est visible et invisible tout à la fois, elle se développe dans l’histoire et respire déjà dans l’éternel ; au milieu de notre univers, elle est chargée d’irriguer notre humanité misérable et sublime. Héritière des Douze, annonçant à leur suite la Parole de vie, même aux époques où ses membres paraissent en vivre assez peu, elle porte l’espérance du monde (Henri de Lubac).

946 – Le trésor – La prière normale du chrétien, enfant de Dieu, est pour demander au Père son véritable trésor : l’Esprit Saint (Jacques Guillet).

947 – La bonne affaire – L’appétit de vivre est tel qu’il se passe aisément de Dieu, même si affleure de temps à autre la crainte de passer à côté d’une bonne affaire (William Heinesen).

948 – La mesure – Se croire riche, c’est avoir perdu la mesure de Dieu (Brütsch sur Ap 3,17).

949 – Les moyens – L’homme a reçu de Dieu une destinée au-dessus de ses moyens (Pascal).

950 – L’horizon – La condition du chrétien est, par la foi et le baptême, celle d’une existence illuminée par Dieu. La vision de Dieu est à l’horizon de toute théologie digne de ce nom (F. Guimet).

951 – Le tohu-bohu – C’était quand même un drôle de spectacle que tous ces évêques du Concile, flanqués chacun d’experts, professeurs, érudits et pédants, dont un bon nombre déraillent intellectuellement et dont presque aucun n’a de sagesse. Eh bien, c’est au milieu de ce tohu-bohu que se fait l’œuvre du Saint-Esprit (Jacques Maritain à Julien Green).

952 – L’évidence – Dieu ne se manifeste pas aux hommes avec toute l’évidence qu’il pourrait (Pascal).

953 – L’interprétation – Les saints sont une interprétation particulièrement autorisée de l’Écriture, étant animés par le même Esprit qui l’a inspirée (Saint Thomas).

954 – La marche – J’aimais parler, et Dieu m’a pris ma langue. J’aimais marcher, et Dieu m’a pris mes jambes. Il peut tout prendre, car je lui ai tout donné (Cardinal Saliège à la Prieure du carmel de Toulouse).

955 – Les volets – Dieu lui-même ne peut rien devant une liberté qui se ferme à l’amour. Le châtiment ne vient pas de Dieu, il vient du dedans, comme celui qui ferme ses volets et qui, du même coup, est privé de la lumière du soleil (François Varillon).

956 – Les pompiers – Les prêtres, c’est comme les pompiers ou la police : il faut qu’ils soient là, même si on espère n’avoir jamais à faire appel à eux ; on doit pouvoir compter sur eux, même si on les critique ou les combat (Cardinal Lustiger).

957 – La visite – Pour que Dieu puisse nous rendre visite, il fallait que l’humanité soit prête à le recevoir. L’Incarnation n’aurait pas été possible à n’importe quel moment du temps. Pour que l’Incarnation fût possible, il fallait que Dieu se préparât un peuple capable de le recevoir. Israël a été le peuple préparé pour recevoir cette visite du Seigneur. Il fallait qu’Israël fût mûr spirituellement pour accueillir son Seigneur (Claude Tresmontant).

958 – Le centre – Les pauvres en esprit, ce sont ceux qui ont cessé de voir dans leur « moi » le centre du monde pour le voir en Dieu et dans le prochain. Ils se dépossèdent de tout, d’eux-mêmes à la limite. Et ils reçoivent à chaque instant leur existence de Dieu (Patriarche Athénagoras).

959 – Le chemin – La foi des chrétiens, comme celle d’Israël, est fondée sur la conviction que Dieu s’est manifesté dans l’histoire des hommes, et que le salut s’inscrit dans une trame historique. Mais pour parvenir au cœur de l’homme, la parole de Dieu doit se frayer un difficile chemin au sein d’une culture encombrée de contresens et d’idoles (Marcel Neusch).

960 – L’inattendu – Je ne sais pas où je vais. La Bible m’avertit même que je serai mené là où je ne veux pas aller. Je sais seulement par qui, avec qui, vers qui. Le Christ est là. Il nous a délivrés de la fatalité. Il nous révèle le sens inattendu de notre existence. A son rythme. Je sais aussi qu’aucun texte théorique sur le Christ ne vaudra le plus petit acte de charité. Car l’action est d’un autre ordre. Alors… au boulot (Alain de Penanster, journaliste).

961 – La meurtrière – Il importe beaucoup moins de prouver Dieu à l’incrédule que de le lui faire entrevoir. A travers la plus épaisse muraille du plus sombre cachot, l’étroite fente d’une meurtrière suffit pour attester le soleil. Ainsi de ce monde maintenant opaque et lourd : la rencontre furtive d’un saint y suffit pour attester Dieu (Henri de Lubac).

962 – Le savant – Un jour, les disciples ont demandé à Jésus : Maître, dis-nous comment prier. – Lorsque vous prierez, vous direz simplement : Notre Père qui es aux cieux. Depuis ce temps-là, il n’est pas nécessaire d’être savant pour être capable de prier (Abbé Pierre).

963 – Le brasier – Qu’est-ce ce que c’est l’Église ? L’Église, ce sont des témoins qui vont offrir à tous les frigorifiés du monde une communauté (l’Église) centrée sur un brasier (André Manaranche).

964 – Le nécessaire – Croire, c »est savoir que Dieu a révélé à l’humanité ce qui lui est nécessaire pour accomplir son destin (Madeleine Delbrel).

965 – La pensée – Chacune des paroles de Jésus est comme un grain tombé dans l’humus : au moment voulu il germera. L’enfant prodigue a enfin senti le souffle de l’Esprit : il se lève et va vers son père. Et ce mouvement marque un temps nouveau dans le destin du monde : ravi, l’homme contemple l’immensité de la pensée de Dieu sur lui (Paul Evdokimov).

966 – Le terrain – Vous pouvez prier pour que la volonté de Dieu s’installe correctement dans son bout de terrain qu’est ma vie (Madeleine Delbrel).

967 – L’organisation – L’Esprit Saint : sans lui Dieu est loin, le Christ est dans le passé, l’Évangile une lettre morte, l’Église une simple organisation, la mission une propagande, l’agir chrétien une morale d’esclave (Métropolite Ignace).

968 – L’attention – Isaac le syrien pensait que le seul péché, en définitive, c’est de ne pas faire assez attention à la résurrection. Se rappeler que le Christ est ressuscité et nous ressuscite : voilà en effet la liberté et la joie (Olivier Clément).

969 – La lumière – Nous devons d’abord scruter les ténèbres, nous sentir étranglés et ensevelis dans le désespoir de vivre sans Dieu, avant d’être prêts à ressentir la présence de sa lumière vivante (Abraham Heschel).

970 – Le monde – Un Christ vivant est la condition d’intelligibilité d’un monde qui se sait grand et périssable (Maurice Schuman).

971 – Connaître Dieu – On connaît Dieu par Dieu et seulement par Dieu. Si Dieu est connaissable, c’est uniquement par le fait qu’il se révèle. Et puisque c’est en Jésus-Christ que s’accomplit la plénitude de la révélation, c’est uniquement en lui que Dieu devient connaissable (Karl Barth).

972 – Le noyau – Cet « infracassable noyau de nuit » qui se trouve au cœur de tout homme (Simone de Beauvoir).

973 – L’initiation – Celui qui se trouve initié au mystère de la résurrection apprend la fin pour laquelle Dieu a créé toutes choses au commencement (Maxime le confesseur).

974 – Le droit – Le prêtre est un homme livré aux autres qui ont le droit d’exiger qu’il leur donne Dieu (Maurice Zundel).

975 – Le paysan – Nos braves paysans redoutent le paradis présenté comme la même contemplation idiote. Saint Augustin propose mieux : « Ils désireront éternellement ce qu’ils possèdent » (Gustave Thibon).

976 – Le temps – La foi qui n’engage pas à donner du temps à Dieu n’est pas sincère (Philippe Ferlay).

977 – Le difficile – Gide aimait répéter qu’il était extrêmement difficile de prouver que Dieu existe, et plus difficile encore de prouver qu’il n’existe pas (Jean-François Six).

978 – Les ministres – Dans l’Église, les plus grands ne sont pas les ministres, mais les saints (Gustave Martelet).

979 – Le passé – Certes nous ressusciterons, nous nous reverrons tous et nous raconterons joyeusement tout ce qui s’est passé Paul Evdokimov).

980 – Le fonctionnement – La rédemption, c ‘est Dieu qui vient nous apprendre le fonctionnement de la liberté qu’il nous a donnée (Pierre Chaunu).

981 – L’illusion – L’œuvre du diable, c’est de donner à l’homme la terrible illusion qu’il peut se passer de Dieu (Anne Bernet).

982 – L’amitié – Ne crains pas la venue de ton Dieu, ne crains pas son amitié. Il ne te mettra pas à l’étroit, il t’agrandira plutôt (Saint Augustin).

983 – Les échafaudages – L’Église est le canal qui permet de transmettre à tout homme la grâce de Dieu. Ses structures, son ministère hiérarchique, sont des échafaudages appelés à disparaître quand sera achevée la construction de la Jérusalem céleste (Elie Guerriero).

984 – La puissance – Le mal a une puissance étonnante, il fait sortir Dieu de son silence et le fait passer par la mort et la résurrection (Paul Evdokimov).

985 – Les candidats – La mort est une formalité désagréable, mais tous les candidats sont reçus (Claudel).

986 – La modestie – Je ne puis proposer de croire que sur un fond de modestie humaine (A. Dumas).

987 – La lenteur – La précipitation vient du diable ; Dieu travaille lentement (Proverbe persan).

988 – La muraille – Si Dieu n’existe pas, l’homme est un fragment dérisoire de la société et de l’univers, sa soif de liberté est une passion sans objet qui s’écrase sur la muraille de la mort (Olivier Clément).

989 – Le bavard – Dieu ne nous dit sur lui et sur son œuvre que ce dont nous avons strictement besoin. Il ne nous offre pas d’éléments pour la spéculation. Ce qu’il dit est pour notre salut. A la différence des théologiens, Dieu n’est pas bavard. Tout est absolument nécessaire (Pierre Chaunu).

990 – La faim – Notre corps a une faim et notre âme a une faim. Notre corps doit vivre de pain, et notre âme de Dieu (Christian Chabanis).

991 – La conviction – La prière pour les défunts est fondée sur l’une des plus belles convictions chrétiennes, à savoir que les vivants et les morts restent unis entre eux et peuvent continuer à s’aider par le lien de la prière (Jean Delumeau).

992 – L’homme – La pensée maîtresse de Dostoïevski est qu’en tuant Dieu dans l’homme, c’est l’homme que par là on tue (Henri de Lubac).

993 – La véritéLa Bible ne cache jamais la vérité, même lorsqu’elle est totalement défavorable. Si nous lisons la Bible, nous voyons toutes les défaites d’Israël, nous voyons tous les péchés d’Israël, nous voyons les péchés du peuple, nous voyons les péchés du roi. L’adultère de David est dit (Ephraïm).

994 – Le Bon Dieu – Le Bon Dieu d’un certain christianisme a provoqué la mort de Dieu (si l’on peut dire), la perte du sens du mystère de Dieu (Olivier Clément).

995 – L’incertain – Je sais où Dieu me mène, incertain de moi mais sûr de lui (Lacordaire).

996 – La peur – Dieu est amour. Il ne s’impose pas par la peur. Même quand le Christ était malmené, il ne menaçait personne (Roger Schütz).

997 – Les vivants – Bien sûr nos morts pensent à nous, et nous devons les chercher parmi les vivants (Marthe Robin).

998 – L’appel – Je demande à Jésus-Christ la grâce de n’être pas sourd à son appel. Tout homme entend la voix de sa conscience, et la voix de la conscience est un appel. Un appel à obéir à ce que nous dit la conscience. Cela est vrai pour tous les hommes ; pour tous : les païens, les incroyants aussi. A des incroyants, je dirais : ne soyez pas sourds à l’appel de votre conscience. Ce faisant, nous demandons la grâce de la loyauté (François Varillon).

999 – Les phares – Les saints sont les phares, les guides de l’humanité. Ils illuminent le monde. Ce qui scandalise sûrement les incroyants, ce ne sont pas les saints, mais le fait redoutable que tous les chrétiens ne soient pas des saints (Paul Evdokimov).

1000 – Dieu – Si vraiment Dieu destine l’homme à le voir, on conçoit bien qu’il ne l’y admette pas d’emblée (Henri de Lubac).

1001 -

30/09/2018. A suivre.

 

 

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