100.8 Les compagnons d’A.v.Speyr

100.8 Les compagnons d’Adrienne von Speyr

1106 – La religion – Tout est religion, même le refus de la religion (Olivier Clément).

1107 – L’ambition – Pour dire vraiment quelque chose, il vaut mieux n’avoir pas l’ambition de tout dire (Henri de Lubac).

1108 – Les cerveaux – Dieu ne veut pas pour ses enfants des cerveaux vides (Marcel Neusch).

1109 – La voie – L’une des voies d’accès à Dieu est celle-ci : tant que l’homme ne comprend pas que sa propre existence est finie, absurde, vouée à la mort, il restera fermé à l’interpellation de la Parole de Dieu (Bultmann).

1110 – La hantise – Dans le monde nouveau, ressuscité, au-delà de la mort, « Il essuiera toute larme de leurs yeux  » (Ap 21,4). Dieu essuiera toute larme : cela nous montre que les larmes auront été jusqu’au bout la hantise de l’humanité (Yves-Marie Congar).

1111 – Les pauvres – Le Christ est venu annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres avec des moyens pauvres, seuls dignes de Dieu (René Laurentin).

1112 – Les saints – C’est l’avantage des saints sur nous autres hommes qu’ils ont des paroles qui les dépassent infiniment, qui viennent d’ailleurs, qui ne viennent point d’eux (Péguy).

1113 – Le regard – Il y a en l’homme une propension incoercible à l’incroyance. Les pires obstacles de la foi sont les « possesseurs de Dieu », ceux qui confisquent Dieu, les pharisiens de tout poil. Si les pharisiens sont si furieux contre Jésus, c’est qu’il a dévoilé à leurs propres yeux leur propre tromperie, leur auto-mystification. Ils pensaient adorer Dieu et le servir en vérité, et voilà que Jésus leur montre qu’ils ne cherchent qu’eux-mêmes. Comment pourraient-ils supporter cette lucidité qui les brûle ? Jésus agit comme un « révélateur » de ce péché profond. Devant ce regard, certains fuient, même parmi les croyants, d’autres acquiescent, même parmi les incroyants (Jean-François Six).

1114 – L’instinct – Parmi les mobiles de la foi, saint Thomas d’Aquin inscrit « l’instinct intérieur de l’invitation de Dieu » (Ambroise-Marie Carré).

1115 – Les caricatures – Le Christ dort au secret des humanismes et des athéismes providentiellement révoltés par tant de caricatures de Dieu (Olivier Clément).

1116 – Le trésor – Le vrai croyant, c’est celui qui, sous la conduite de l’Esprit, a découvert que la foi est un trésor. Plein de joie, il va vendre tout le reste de ses biens, parce que le trésor de la vie avec Dieu est au-delà de tous les biens (Philippe Ferlay).

1117 – L’ignorantIl se peut qu’une femme illettrée, un homme absolument ignorant, pénètre beaucoup plus profondément le dogme que le pape ou les évêques s’ils sont unis à Dieu de manière plus profonde et plus intense (Maurice Zundel).

1118 – Les cœurs – Seul l’Esprit Saint peut convertir les cœurs (Ephraïm).

1119 – Les chemins – Si l’homme veut trouver Dieu, il faut qu’il renonce à ses propres chemins et qu’il se laisse emmener par Dieu sur ses propres chemins à lui (Eberhard Jüngel).

1120 – L’angoisse – On peut bénir l’angoisse qui nous avertit de Dieu, le désespoir qui nous y prépare, demander à Dieu de nous les rendre plutôt que de nous laisser l’oublier (Maurice Clavel).

1121 – La maladresse – Chaque fois que le christianisme se manifeste, il le fait avec une certaine maladresse. Il ne s’incarne pas comme le Christ ; ses procédés sont humains, trop humains, même si l’intention vise au-delà (François Perroux).

1122 – Les soucis – Le Christ nous libère de l’angoisse fondamentale que nous monnayons en soucis, fuites et passions idolâtriques. Au fond de nous, il transforme l’angoisse en confiance, la mémoire de la mort en mémoire de résurrection. La liturgie orientale dit ceci : »Que nul ne craigne la mort, car la mort du Seigneur nous a libérés » (Olivier Clément).

1123 – L’humain – Dieu n’est crédible que s’il est pour l’homme une promesse d’humanisation (Marcel Neusch).

1124 – Le confort – Il ne s’agit pas de doser et de limiter le confort, il s’agit d’ouvrir la cité des hommes à la présence de Dieu, au miracle de son Incarnation, dont le but n’est pas un homme simplement « heureux », mais un homme bienheureux, mûri au soleil des béatitudes. Tout est subordonné au Royaume, non pas à l’exploitation seule et naturelle de la terre ; la foi opère le dépassement des valeurs avant-dernières vers les valeurs dernières et ultimes. La foi intelligente est un acte d’adulte et non l’acte d’un enfant. La mort et la résurrection du Christ ont changé les conditions ontologiques de l’existence humaine ((Paul Evdokimov).

1125 – Le berceau – Marie, comme toutes les femmes, est au berceau et au tombeau, elle veille à la naissance et à la mort. Marie est à la naissance de Jésus et à sa mort sur la croix. Elle est au commencement et à la fin (Monique Hébrard).

1126L’espérance – Je ne connais de manière plus sûre de tuer Dieu (dans les cœurs) que ces agressions vertueuses où l’ignorance et l’oubli de nos propres déterminismes nous induisent à infliger aux autres un avertissement qu’ils ne demandent pas et dont ils sont incapables de profiter. Ils demeureront tout entiers bloqués tant que le respect d’un amour silencieux n’aura pas ouvert une brèche dans leur amour-propre. La plus belle source d’espérance, c’est la faiblesse de Jésus-Christ (Maurice Zundel).

1127 – Les somnambules – L’homme n’est homme qu’en se dépassant dans la communion à l’Amour qui le crée et veut le recréer. L’homme qui refuse Dieu devient un possédé. Rien n’est neutre. Tout est champ de bataille. Beaucoup sont possédés de somnambulisme. « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Mais celui qui prononça cette prière a été crucifié par les somnambules, et le chrétien ne doit attendre rien d’autre dans la médiocrité du quotidien (Olivier Clément).

1128 – Le besoin – On peut tout étouffer chez l’homme, sauf le besoin d’absolu (Cioran).

1129 – Le clocher – Dieu n’a plus l’évidence d’un clocher de village. Les traces de Dieu s’inscrivent de moins en moins dans le paysage. L’accès à Dieu doit se conquérir sur tous les obstacles qui se dressent sur le seuil. La question de Dieu est sans doute la plus vieille qui ait occupé l’esprit des hommes. Et même s’il y a eu des périodes tranquilles, l’incertitude a toujours fini par renaître (Marcel Neusch).

1130 – La brûlure – Il y a des gens qui croient ne plus croire. Mais le plus lointain pressentiment du « Dieu inconnu » est déjà une brûlure (Henri de Lubac).

1131 – Le secret – L’Esprit dont Jésus rayonne et qui est le secret de sa vie, il nous le propose pour que nous en fassions le secret de notre vie. Satan est l’ennemi sournois, mystérieux, qui cherche à détourner la liberté humaine de la docilité à l’Esprit de Dieu. Il nous est toujours possible de refuser l’Esprit que donne Jésus (Mgr Dagens).

1132 – La réalité – L’homme s’est plus vite débarrassé de Dieu que du mal. Mais dissipée l’illusion de Dieu, reste la réalité du mal, partout présente et agissante. La science est aveugle, sourde et muette, quant au drame humain ; au nom de ses principes, elle dit : ce n’est pas son domaine. Elle n’étouffe, ni n’apaise les cris qui montent. S’il n’y a pas d’au-delà, l’homme pourrait bien entrer en désespérance et se suicider (Adolphe Gesché).

1133 – L’espérance – Nous n’avons pas à faire passer l’Évangile comme si nous en étions les maîtres et comme s’il dépendait de nous que Dieu parle au monde. Nous n’avons pas à démontrer Dieu comme s’il attendait que nous ayons achevé notre démonstration pour paraître. Remercier Dieu d’être les témoins de l’espérance du monde, d’être les porteurs de l’unique secret sans lequel le monde apparaît une honteuse folie. Nous avons à prier pour que Dieu ouvre nos cœurs et qu’il se saisisse de nous afin de témoigner de sa puissance. Dieu ne veut pas faire de nous des marchands d’illusions. Dieu veut que, par sa grâce, nous soyons les témoins d’une espérance invincible (Cardinal Lustiger).

1134 – La soif - Dieu vit éternellement de la soif de partager sa propre vie (Pierre Bour).

1135 – Les scories – Les sciences humaines nous aident à purifier la foi de tout ce qui n’est pas elle. Elles permettent à la foi elle-même de se débarrasser le plus qu’il est possible de ses scories (Adolphe Gesché).

1136 – ParlerDieu se plaît à parler tout bas (Marthe Robin).

1137 – Le signe – Le caractère des signes divins est d’être pour les uns obscur, contestable, opaque, irritant ; pour d’autres : clair, net, réconfortant. Impossible pour les uns, improbable pour beaucoup, lumineux pour ceux qui acceptent de le recevoir en silence comme un signe des temps (Jean Guitton).

1138 – La pauvreté – Le monde entier est pauvre puisqu’il est si pauvre de Dieu (Jacques Loew).

1139 – Le poisson – On n’éradique pas plus le religieux de l’homme qu’on ne fait vivre un poisson à l’air libre. L’homme ne peut vivre longtemps sans une réponse à la question du sens, du cosmos, de la souffrance démesurée, de la vie et de la mort (Pierre Chaunu).

1140 – L’animal – Le passage de l’animalité à la participation à la vie divine, c’est l’unique destinée de tout homme, qu’il le sache ou non (Claude Tresmontant).

1141 – Le progrès – Il est pour moi absurde de penser que l’univers se soit fait par un pur hasard, je ne puis l’admettre. Mais d’autre part, si le Créateur existe, je ne puis que lui reprocher d’avoir fait le monde en basant le progrès des êtres sur la souffrance et la mort (Alfred Kastler, prix Nobel de physique).

1142 – Le masque – A la mort, le masque tombera du visage de l’homme et le voile du visage de Dieu (Victor Hugo).

1143 – Le royaume – Ce que je puis vous affirmer néanmoins, c’est qu’il n’y a pas un royaume des vivants et un royaume des morts. Il n’y a que le royaume de Dieu, vivants ou morts, et nous sommes dedans (Georges Bernanos).

1144 – Les découvertes – Que de découvertes il y aura dans l’au-delà ! Nous serons étonnés de rencontrer ceux qui, sans connaître le Christ, ont vécu de lui à leur insu (Roger Schütz).

1145 – L’oubliIl s’agit de ne pas oublier Dieu. Car l’oubli est le plus grand des péchés, disent les spirituels. L’oubli, le somnambulisme, l’insensibilité de l’âme… Alors se rappeler Dieu. Crier vers lui, au Dieu vivant, et non se taire devant le mur d’airain du destin, du néant, de l’inévitable désastre. On a plus de temps pour prier qu’on ne le croit (Olivier Clément).

1146 – La partition – On peut regretter beaucoup des comportements des chrétiens au cours des âges. O,n peut les accuser de beaucoup de péchés. On peut regretter qu’ils aient malmené plus d’une fois la liberté de conscience, qui est la première des libertés. Mais, comme disait le philosophe chrétien, ce n’est pas parce qu’on chante faux que la partition est mauvaise (André Frossard).

1147 – Les sandales – Dieu a tant aimé le monde qu’il a livré son Fils unique afin que le monde ait la vie et la vie en abondance. Et tous les prodigues du monde possèdent depuis toujours, dans la maison du Père, leurs sandales, leur bague et leurs robes de fête, et ils peuvent toujours y venir les chercher (Gustave Martelet).

1148 – Les solutions – Pour tout homme cultivé, sans religion, il n’y a que deux solutions : ou se suicider, ou prendre conscience qu’il est néant et confesser que Dieu est tout (Soloviev).

1149 – La recherche – L’homme ne peut trouver Dieu sans l’aide de Dieu. Mais sans la recherche de l’homme, cette aide n’est pas accordée. L’homme peut rechercher Dieu, mais il n’est pas en son pouvoir de le trouver. On peut se préparer à percevoir. C’est Dieu qui termine, mais nous devons commencer. Tout homme qui entreprend de se purifier reçoit une assistance d’en haut (Abraham Heschel).

1150 – La comédie – Dieu voit clair dans la comédie humaine (René Laurentin).

1151 – Le regard – Il faut un regard pénétrant pour savoir vraiment discerner la beauté du visage de l’Église, perpétuellement souillé par nos péchés (Origène).

1152 – La lumière – La Révélation donne au croyant une lumière décisive sur l’existence, qui n’est pas visible à la philosophie (Rodolph Bultmann).

1153 – La lecture – Il y a une lecture de l’histoire de notre Église qui n’est pas théologiquement juste : celle qui consiste à ne considérer que les lumières de cette histoire. C’est vrai que l’Église a fait de grandes choses, mais sa route est humaine et elle est encombrée de bien des faux pas, quand elle n’est pas tachée de sang (Philippe Ferlay) .

1154 – L’humanité – Ce que nous dit notre foi, ou notre humanité tout simplement, c’est que le monde est tout petit devant la mort (Madeleine Delbrel).

1155 – L’histoire – Le Christ nous dit qu’un moment vient dans l’histoire humaine où les apparences et les mensonges sont dissipés, où la vérité apparaît comme un éblouissement auquel nul ne peut échapper (Cardinal Lustiger).

1156 – Le bonheurLes hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser (Pascal).

1157 – Le terrien – En ma qualité de terrien, je suis attaché à la vie d’ici-bas ; mais étant aussi une parcelle divine, je porte en moi le désir d’éternité (Grégoire de Nazianze).

1158 – La glaciation – Des millions d’hommes ont connu dans leur chair cette mort de Dieu, cette glaciation des cœurs que des prophètes isolés, comme Nietzsche, avaient pressenties dans leur âme au siècle précédent. La mort innombrable des corps, sans doute, ne fit que manifester l’asphyxie inaperçue des âmes. Les renouveaux spirituels veulent du temps (Olivier Clément).

1159 – La note – La caractéristique de l’amour dans la Bible, c’est que les hommes sont appelés à aimer Dieu. C’est une note qu’on ne trouve nulle part ailleurs. C’est comme si Dieu, par sa révélation, révélait qu’il lui manquait d’être aimé pas la créature. Israël a été élu, non pas uniquement parce que Dieu l’aime, mais parce que Dieu attend d’être aimé par lui (André Neher).

1160 – Le destin – Que la vie n’ait pas de direction ni de but, que l’homme n’ait pas de destin, c’est ce que je suis incapable de croire (Mauriac).

1161 – Le ridicule – L’homme a souvent ce côté ridicule de vouloir dicter à Dieu ce qu’il doit faire (Jacques Marin).

1162 – Les enfants – Le monde est grand, et son baptême est long. Pour Dieu, les hommes sont toujours de grands enfants (Madeleine Delbrel).

1163 – La victoire – Si les civilisations industrielles sont naturellement athées, les civilisations agricoles sont aussi naturellement païennes. La foi au vrai Dieu est toujours une victoire (Henri de Lubac).

1164 – La définition – Si je définissais en un mot ce qui unit chrétiens, juifs et musulmans, c’est le désir d’éternité, le désir de rencontrer Dieu, de sortir de cet instant et de faire basculer cet instant en sa présence (Pierre Chaunu).

1165 – La suggestion – Dieu n’est pas le protecteur complaisant de ceux qui veulent bien croire en lui. Mais s’inscrivant dans l’histoire du côté de sa création, n’empêchant pas le tonnerre de rouler ses échos, n’empêchant pas l’inondation d’envahir les champs et les bourgs, n’empêchant pas non plus la guerre, les maladies et la mort, il suggère seulement à l’homme que tous ces accidents inévitables de l’histoire s’insèrent dans un plan divin et participent au salut (Robert Aron).

1166 – Le rêveLes évangiles eux-mêmes, le discours de Matthieu 18 en particulier, n’attribuent jamais à Jésus le rêve d’une communauté sans péché, d’une humanité retournée au paradis. Que le péché et le pardon fassent partie de la vie quotidienne de l’Église, cela n’étonne ni Pierre, ni Jean, ni Matthieu, ni Paul (Jacques Guillet).

1167 – La recherche – Il est urgent que les catholiques puissent accéder à l’intelligence de la foi compatible avec leur degré général de culture humaine. Mais cette intelligence exige de leur part une recherche jamais arrêtée (Joseph Thomas).

1168 – Les poteaux – Les commandements sont des poteaux indicateurs (Abraham Heschel).

1169 – Les broutilles – Le Fils ne s’est sûrement pas incarné pour des broutilles. Ce que Jésus a souffert volontairement au Calvaire montre assez l’ampleur du désastre auquel il voulait nous arracher à tout prix. Sans cette lutte contre le Mauvais, la christologie n’est qu’une divine comédie (André Manaranche).

1170 – Le besoin – Le Logos qui était auprès de Dieu est venu pour visiter l’homme et lui apporter ce qu’il ne peut se donner lui-même et dont il a besoin plus que de toute autre chose (Adolphe Gesché).

1171 -

09/12/2018. A suivre.

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