36/4. Une certaine idée de Dieu

 

36/4

 

Une certaine idée de Dieu

 

Adrienne von Speyr et les saints

 

24 . XXX (religieuse du Moyen Age, ni béatifiée ni canonisée officiellement, mais considérée  comme sainte par son entourage)

(Vois-tu XXX?) Oui.

(Comment est sa prière?) (Adrienne soupire) Je ne vois pas de prière à proprement parler…

(Que vois-tu alors?) (Adrienne soupire) Je vois une espèce d’inquiétude, une sorte… d’occupation avec des pensées de sainteté. Elle tire d’elle-même quelque chose. Comme une sorte de temps calme pendant lequel on fait ses comptes avec soi-même et où l’on forge des plans.

(Et les visions?) Je ne vois pas de visions, je vois une sorte de prolongation de cette occupation… (Adrienne s’agite) … Comme si on s’imagine quelque chose… et au fond plus dans les conséquences que dans l’acte lui-même.

(Est-ce qu’elle aime Dieu?) Je ne vois que… de l’amour pour elle-même.

(Et pour le prochain?) (Adrienne gémit) Je ne vois pas d’amour. Je ne vois qu’occupation.

(Ses relations avec les prêtres, avec ses directeurs?) Elles font partie de l’occupation. C’est comme si elle était possédée par une seule idée à laquelle tout doit servir.

(Et quelle est cette idée?) Amour de soi.


25. YYY (« jouer un rôle » ?)

Je la vois… avec peine. Je vois une vie étrange. Une aspiration de jeunesse à la sainteté, c’est-à-dire une aspiration à être bonne, à être chrétienne, en s’efforçant de correspondre totalement à la volonté du Seigneur. Et une prière. Et tout d’un coup comme un grand tournant. Elle est louée et célébrée, elle est prise au sérieux. Dans le sens qu’on pense que cela lui est donné : elle est bonne parce qu’elle ne peut pas être mauvaise, elle veut le bien parce que le mal lui est insupportable. Elle veut marcher sur les traces du Seigneur parce que c’est là pour elle la perfection. C’est ainsi que dès ses jeunes années on lui présente d’elle une image dont est très proche l’expression: « une sainte ». Elle est peut-être encore trop jeune pour s’en effrayer vraiment. Mais elle a une certaine sagesse paysanne qui lui suggère la pensée de correspondre aux attentes des adultes, de faire comme si, de correspondre à une image qui pour elle est plus l’image d’un enfant sage que celle de la sainteté et de la perfection. Dès lors elle ne peut plus se permettre de céder à une quelconque impulsion du mal.

Le rôle la flatte. Que ce soit un rôle, elle le remarque assez vite; elle ne veut pas faire le bien par amour du bien, elle veut être louée, elle ne veut pas décevoir son curé, elle veut avoir l’approbation des adultes. Peu à peu il se mêle toujours plus d’humain à son aspiration; seulement c’est aux autres qu’elle doit d’être comme ils l’espèrent. Plus tard, c’est à elle-même qu’elle doit de ne plus sortir de son rôle. Et à moitié inconsciemment, à moitié consciemment, elle persévère dans le chemin de cette prétendue sainteté, mais elle le paie d’un prix amer parce qu’elle perd vraiment beaucoup de ce qu’elle avait cru et visé étant enfant. Elle est sur terre celle qui montre le ciel, celle qui éprouve des choses que les autres n’éprouvent pas, qui a accès à des mystères qui sont cachés au monde. Elle devient pour elle-même un symbole; mais ce qui se trouve derrière ce symbole devient toujours plus vide, sa foi ne cesse de s’affaiblir; et si elle correspond à l’image que se font les autres, il n’y a là aucune obéissance, aucune humilité vraie; c’est le moi qui prédomine. Un moi dont les gens sont certes responsables mais qui pourtant lui convient, dans lequel elle se glisse pour y rester. Ce moi se développe : il s’y ajoute toujours plus de détails, des dorures pour ainsi dire, qui ne lui appartiennent pas.

Si elle avait reçu en temps voulu de justes directives, elle serait restée une femme simple et bonne. Ses parents ont des doutes; pour cette raison, eux et toute sa famille, elle les tiendra pour suspects. Sa propre impatience, tout ce qui en elle a rapport avec le péché originel et le péché, est réservé pour sa famille. Elle ne voit pas que ce qu’elle représente pour le reste du monde devient toujours plus une illusion. Elle ne voit plus ce qui a été faussé, la part de rôle qu’il y a dans ce qu’elle fait. Elle pense faire l’expérience de quelque chose, mais au fond elle ne fait l’expérience que du théâtre. Un théâtre qui pendant des années semble innocent, qui peut-être même incite à la foi la communauté et un milieu plus étendu. Elle devient un moyen pour stimuler la foi de gens pour lesquels le quotidien de l’Eglise, de la communauté, de la chrétienté, est trop peu de chose.

Ce qu’elle présente comme phénomènes corporels n’est pas juste. Il est difficile de dire s’ils sont totalement faux, en tout cas ils sont contrefaits pour l’essentiel. YYY n’est pas assez humble pour éprouver les choses qu’elle présente. Elle s’oppose à la foi authentique surtout par le fait qu’elle répartit toujours plus les hommes en deux groupes : ceux qui croient en elle sont les croyants authentiques, les autres sont des hérétiques, tous sans exception. Elle ne veut pas non plus par exemple que son cas soit examiné par les médecins. Elle a certaines ressources qu’elle fait jouer : elle peut rester un long temps sans montrer d’activité rénale ou de digestion, elle peut jeûner très longtemps, elle a une disposition hystérique qui lui rend possible de produire des saignements tels qu’ils ne se présentent la plupart du temps que chez les saints, etc. Bien des choses sont basées sur des exercices minutieux, souvent conscients, souvent à moitié inconscients. Cela fausse son attitude de prière, sa manière d’être devant Dieu. Elle devient actrice. … Douée d’une intelligence qui ne dépasse pas la moyenne, elle s’en soucie peu, elle laisse les choses en l’état, entre savoir et non-savoir. Il n’y a pas non plus de chemin de retour, car si elle laissait tomber quelque chose, elle ne serait plus la célèbre YYY; si elle revenait à sa simple foi de naguère, la faille entre les temps anciens et les nouveaux serait trop grande et incroyable. Elle est devenue fière et orgueilleuse, et elle doit vivre maintenant de ce qu’elle a imaginé. Ce qui n’empêche pas que restent intactes en elle une certaine bonté, une certaine participation au destin d’étrangers, une certaine serviabilité. Elle n’est peut-être finalement qu’une victime de ceux qui l’ont poussée dans ce cadre et de leur passion pour l’extraordinaire. Ce qui est authentique en elle, c’est sa première enfance et ce qui en réchappe en quelque sorte sans mélange, par exemple le Notre Père et les prières des petits enfants. Personne ne l’a priée, par exemple pour lui dire le Notre Père comme « sainte »; si bien que cette prière a gardé pour elle quelque chose du caractère joyeux de la foi qu’elle avait dans son enfance. Mais quand elle prie sur commande pour une intention d’autrui ou pour des personnes déterminées, pour une communauté, elle devient fausse parce que alors elle se place elle-même et sa gloire au milieu de sa prière et qu’elle utilise les exigences des hommes comme d’une sorte d’estrade pour elle…

Le curé a cru à la chose mais il a connu des heures de doute; il s’est posé des questions à lui-même et il l’a aussi interrogée. Elle a su faire la sourde oreille à ses questions, lui donner l’illusion de la sécurité et laisser intacte l’image qu’il avait d’elle.

26. ZZZ (stigmatisée?)

Je ne la vois pas comme stigmatisée. Je vois sa prière qui est pleine du don d’elle-même mais qui est aussi pleine d’impatience. Elle veut être utilisée; elle veut être un instrument. Et elle attend que tout d’un coup Dieu fasse en elle quelque chose de frappant, quelque chose de frappant pour elle en la convertissant. Mais aussi qu’il la distingue. Elle reconnaît ses fautes, mais elle sait que le Seigneur peut en venir à bout. Seulement elle est sans patience. Et au lieu de se laisser vaincre par le Seigneur, c’est elle qui veut le vaincre. C’est ainsi qu’elle utilise certaines modifications pour se définir comme stigmatisée; elle en rajoute, elle veut être ce qu’elle n’est pas. Mais elle le veut au fond non par volonté de fraude mais par impatience d’avoir le droit enfin de faire quand même quelque chose d’extraordinaire. Elle songe très précisément à une sorte de sainteté qui laisserait passer à travers elle une grande vénération pour devenir ensuite une adoration devant Dieu. Elle se fait instrument. Et elle n’a plus ni le courage ni la force d’y renoncer. D’un côté elle est follement tourmentée en son for intérieur par la fausseté – entre-temps elle l’oublie presque et pourtant elle en a toujours conscience à l’arrière-plan – et aussi par le vrai diable. Un diable qui au fond devrait s’appeler mauvaise conscience. Et elle utilise sa mauvaise conscience pour lutter mais d’une manière qui d’emblée donne la victoire à elle et non à Dieu. C’est une imitation voulue d’états authentiques par quelqu’un qui n’est pas appelé. Elle ne se fait pas la partie belle mais très difficile en luttant vraiment d’une manière héroïque – mais sans base suffisante – contre des choses qu’elle se fabrique elle-même. C’est un va-et-vient dans ses rêveries qui se reflète dans sa prière et qui est nourri à son tour par la prière parce qu’elle se laisse aller ici même à l’impossible et à l’incroyable auquel pourtant elle croit presque. Et si un jour quelqu’un croit un peu en elle, cela confirme en elle la conscience de sa mission; elle se donne alors à nouveau de l’importance et elle continue à se fourvoyer. Au fond il n’y a rien dans sa vie qu’elle n’utilise pour se mettre en valeur, une valeur qu’elle ne veut pas retenir absolument pour elle, mais qui doit pourtant être la sienne.

27. Fra Angelico (+ 1455)

Je le vois (Adrienne sourit). Il aime le chemin qui conduit à Dieu et il est constamment occupé à contempler ce chemin. Toute sa prière vit sur ce chemin et s’il est devenu religieux et s’il a choisi Dieu en somme, c’est pour rester sur ce chemin. Et quand il peint, il peint toujours ce chemin. Les saints qu’il peint, les anges qu’il représente, tous sont pour lui une expression de ce chemin. Et en tout ce qu’il apprend – également en théologie, en philosophie, même si c’est quelque chose d’extrême qui demeure pour lui incompréhensible – il ne peut apparemment l’approuver que si c’est conciliable avec ce chemin. Dès qu’il arrive à ce chemin, tout est clair pour lui et il serait même capable de faire de subtiles distinctions. C’est comme si Dieu l’avait destiné pour qu’il lui présente le chemin. Ainsi tout ce qui lui est inspiré dans la méditation, tout ce qu’il apprend dans la prière et dans sa vie quotidienne, tout se rapporte toujours à ce chemin qui conduit à Dieu.

C’est le chemin de l’esprit d’enfance et des enfants de Dieu. C’est le chemin de la sainteté, le chemin du renoncement dans l’amour, dans l’amour du prochain, qui est développé à un tel point qu’on voit toujours dans le prochain le Seigneur et sa sainteté.

L’art lui est donné. Il ne l’a pas choisi au fond. C’est tellement son talent et il lui correspond tellement que c’est l’art qui l’a choisi plus qu’il n’a choisi l’art. Mais, pour lui, l’art ne fait qu’un avec la religion, avec l’amour de Dieu. Il est à vrai dire franciscain en son être le plus intime, comme on se représente François en ses premiers temps. Il est l’un des saints souriants.

28. Mozart (1756-1791)

(Voyez-vous Mozart?) Oui, je le vois.

(Elle sourit).  (A-t-il une prière?) Oui, je le vois prier. Je le vois dire quelque chose, peut-être un Notre Père. Des mots simples qu’il a appris dans son enfance et qu’il dit en étant conscient qu’il parle avec Dieu. Puis il est devant Dieu comme un enfant qui apporte tout à son père: des pierres de la rue et des branches curieuses et des brins d’herbe et une fois aussi une coccinelle; et chez lui tout cela, ce sont des mélodies, des mélodies qu’il apporte au Bon Dieu, des mélodies qu’il sait tout d’un coup au milieu de la prière. Et quand il a cessé de prier, qu’il n’est plus à genoux et qu’il n’a plus les mains jointes, il s’assied au piano où il chante avec une candeur incroyable et il ne sait plus bien s’il joue quelque chose pour le Bon Dieu ou si c’est le Bon Dieu qui se sert de lui pour jouer quelque chose à la fois pour lui-même (Dieu) et pour lui (Mozart). Il y a une grande conversation entre Mozart et le Bon Dieu, qui est comme la plus pure prière, et toute cette conversation n’est que musique.

(Et les hommes là-dedans?) Il aime les hommes. Il en a peur et il les aime tout à la fois. Il les craint un peu comme les enfants craignent les autres enfants qui sont grossiers, qui pourraient casser le jouet; mais Mozart redoute au fond qu’on puisse abîmer au Bon Dieu son jouet plus qu’il ne pense à lui-même. Et il aime les hommes parce qu’ils sont les créatures du Bon Dieu et il est heureux d’avoir le droit de les divertir par sa musique. Et à sa manière propre, il voudrait leur poser la question de Dieu, même dans ses morceaux les plus joyeux.

(Il ne s’éloigne pas de Dieu dans son art?) Non. Il y a certes des moments où l’art a en quelque sorte la préséance, mais il demeure englobé en Dieu. C’est comme s’il avait un pacte permanent avec le Bon Dieu.

(Et ce qui est triste?) Tout cela est inclus. Car il sait que Dieu s’occupe aussi des hommes tristes et sombres et qu’il est difficile de supporter la pesanteur du monde, et il y a des moments où il sent sur son âme comme un poids énorme; mais alors il doit tout emporter dans sa musique; par sa musique, il doit rendre attentif à tout ce qui concerne Dieu et les hommes.

(Et Don Juan?) Quand il décrit la fierté, il ne s’y engage pas lui-même, il n’y a aucune part. Quand il décrit la sensualité, il suit un peu sans doute, car il va de soi que la sensualité n’est pas loin. Mais sa sensualité elle-même est tellement celle d’un enfant qu’au fond elle n’est jamais mauvaise.

29. Péguy (1873-1914)

Je vois sa mission et sa prière. Sa prière est changeante. Il prie parfois comme un petit enfant, parfaitement donné à Dieu, porté par les mots qui composent la prière vocale qui lui est familière, d’un coeur simple, satisfait. Puis tout d’un coup il ne voit plus rien et il prie dans une sorte de désespoir. La confiance l’a abandonné, les mots ont perdu leur sens, la prière en tant que telle est dépouillée de son contenu. Et il se met à avancer à tâtons comme quelqu’un qui fait des exercices de natation à sec et qui s’étonne de ne pas avancer. Jusqu’au moment où il remarque qu’il lui manque l’élément porteur; c’est-à-dire qu’il est devenu indifférent, qu’il s’est trouvé pris dans des idées qui ne sont guère compatibles avec la présence de Dieu, qu’il se construit parfois une vie qui n’est pas assez pure, qu’il exige de son entourage ou même de Dieu des choses qui ne lui conviennent pas, qu’il envisage des chemins qui le conduisent à la tentation et qui ne sont pas ses chemins. Le chemin de retour est alors difficile pour lui parce qu’il a sous les yeux la responsabilité qu’entre-temps il a assumée et qu’il ne se sent plus à la hauteur de cette responsabilité. Mais il rencontre à nouveau la grâce et il redevient un enfant qui peut prier et qui trouve sa joie à le faire. La grâce suit parfois avec lui d’étranges chemins qui sont visibles dans ses écrits. Il exprime et écrit les mots de grâce, de plénitude, de connaissance et d’amour dans une véritable inspiration dont le premier fruit est chaque fois qu’elle le ramène à la simplicité de l’enfant dans la prière. Sa mission évolue davantage sur une seule ligne que sa prière : même dans les périodes où il ne prie que difficilement ou pas du tout, il ne perd pas conscience de sa mission et de la responsabilité qu’elle implique. Mais il n’y a pas pour lui de preuve plus éclatante de sa mission que son retour à la prière par le mot qu’il écrit. Dans ses combats intérieurs, qui ne gagnent en intimité proprement dite que lorsqu’il mesure jusqu’où a été son chemin loin de Dieu, il ne peut plus compter que sur Dieu pour lui montrer le chemin du retour. Très souvent il s’éloigne déjà sous l’impulsion d’une idée qui l’enthousiasme, d’une utopie, d’un plan, dont les difficultés lui sont peut-être conscientes, mais qui l’attirent justement pour eux-mêmes et à cause de l’étrangeté de la trouvaille. Et avant d’examiner la chose devant Dieu, avant d’avoir reçu dans la prière la certitude qu’il fait le bon choix, il va de l’avant. Il lui manque en partie le discernement des esprits, c’est pourquoi le jugement lui est difficile. Il commence des choses de bonne foi qui ne peuvent pourtant pas être menées à terme de bonne foi parce qu’un envoyé n’a réellement le droit de prendre que le chemin indiqué par Dieu. Il peut se faire que parfois il confonde avec la véritable intériorité des autres et avec une indication provenant de Dieu un certain enthousiasme, une certaine volonté d’accompagner les autres, de les suivre. Et pourtant plus se fait petit le nombre de jours qui lui restent, plus intime se fait sa connaissance de Dieu, plus grand devient son don de lui-même; il est porté par sa prière mais aussi par son œuvre à laquelle finalement il ne voulait pas donner d’autre contenu que la plénitude de la parole.

 

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Pour terminer ce choix de textes

Des textes choisis presque par hasard, mais pas tout à fait. En espérant que paraisse un jour une traduction française de l’ensemble du « Livre de tous les saints » : ces personnages ont été touchés par Dieu, ici-bas et dans l’au-delà.

Dans sa présentation du « Livre de tous les saints », le P. Balthasar annonçait « quelque deux-cent-cinquante portraits » (Adrienne von Speyr et sa mission  théologique, p. 59). En fait il y en a deux-cent-soixante-trois, et certains « saints » ont « bénéficié » de deux portraits : Denys, Hildegarde, Jean, Paul, Thérèse d’Avila,Thomas d’Aquin.

Ces saints nous disent quelque chose de la mémoire sans fond de Dieu : elle ne contient pas seulement deux-cent-soixante-trois portraits, mais l’histoire de soixante dix milliards (ou cinquante ou cent) de destins depuis les origines de l’humanité, tout le détail de toutes les vies du monde.

Il y a là un message « pour ceux que cela concerne » (HUvB, AvS et sa mission théologique, p. 9), c’est-à-dire finalement tous les humains.

Un message concernant la foi et la vie de Dieu et la mémoire de Dieu et l’infini de Dieu et la présence auprès de Dieu de tous ceux qui ont quitté ce monde et ont été accueillis dans sa lumière.

Il est difficile de parler juste de Dieu. Ceux qui sont dans la lumière ont la bonne manière de le faire, celle de l’Esprit de Dieu. Ils relisent leur vie terrestre à la lumière de l’Esprit. Où était l’essentiel de leur vie? Où était Dieu? Quel Dieu? Le Père, le Fils, l’Esprit Saint?

Le « Livre de tous les saints » n’est pas un discours sur Dieu laborieusement concocté par Adrienne von Speyr ou Hans Urs von Balthasar. Il parle de Dieu dans le langage de gens  du XXe siècle (et au-delà). Trouve-t-on quelque chose d’équivalent dans la littérature mystique de tous les temps? Pourquoi au milieu du XXe siècle, le ciel s’entrouvre-t-il de la sorte?

Le « Livre de tous les saints » est, à sa manière, un commentaire (inspiré) de l’Ecriture (inspirée). Faut-il vraiment laisser tout ça sous le boisseau?

Patrick Catry

 

25/12/2015.

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