76. A.v.Speyr, Pâques 7

 

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Adrienne von Speyr et Hans Urs von Balthasar

Matériaux pour les homélies. Pâques 7

 

7e Dimanche de Pâques B (Jn 17,11-19)

1 – Nul croyant véritable n’est de ce monde. Il y en a parmi eux qui aboutissent à une connaissance claire de l’autre monde; d’autres, tout en restant dans ce monde, sentent et devinent par une part d’eux-mêmes qu’il existe quelque chose d’autre que ce monde. Et plus cet autre, ce monde divin, devient transparent à l’homme, plus grande sera pour lui l’obligation de vivre dans l’action et la contemplation au service de l’Église, pour ce monde divin (Sur Jn 17,14. Jean. Le discours d’adieu II,253).

2 – La vie du chrétien est destinée à être un combat où victoires et défaites sont possibles; mais les victoires ne comptent pas parce qu’il faut les attribuer à la grâce du Seigneur, et les défaites non plus, parce qu’il ne cesse de les effacer et de les compenser. La seule chose qui compte, c’est la volonté de combattre selon l’esprit du Seigneur (Sur Jn 17,15. Jean. Le discours d’adieu II,257).

3 – Dieu est amour; l’amour constitue l’être du Père, du Fils et de l’Esprit. Non pas un être fermé sur lui-même, en opposition à nous, mais communication essentielle et insertion de tous les hommes en lui. Nous sommes introduits dans l’amour du Fils, et le Père ne peut faire autrement que de nous voir inclus dans le Fils, inclus dans son amour pour le Fils, comme des êtres aimés du Fils (Sur 1 Jn 4,16. Die katholischen Briefe II,177-8).

4 – L’obéissance est à la fois l’expression et la preuve la plus humaine et la plus divine de l’amour. L’amour veut obéir, il ne voudrait faire que la volonté du bien-aimé, sans être pris lui-même en considération. Et cela nullement par « abnégation », par « sanctification de soi », pas « mortification », ou par un autre entraînement ascétique, mais par la simple nécessité de l’amour lui-même. Dans toute sa faiblesse, mais entièrement résolu, il s’offre : « Fais de moi ce que tu veux! »

Ainsi est l’amour, prêt à tout, disposé à suivre à travers tout, que cela plaise ou non. Il n’a en tête que l’honneur et la gloire du bien-aimé. Il ne pense pas à ce qu’il abandonne et à quoi il renonce, il ne considère pas les difficultés de son entreprise ni ce que les autres font ou disent. Il fait son chemin dans la force de l’amour qu’il a reçu… Et il ne se demande pas davantage s’il est capable ou non. Au pire des cas, il succombe dans l’accomplissement de sa mission. Qu’importe? (Sur Jn 17,18. Jean. Le discours d’adieu II,266-7).

5 – Le péché : mieux vaut l’avoir derrière soi – on peut alors s’en repentir – que devant – on a encore l’intention de le commettre (Cf Jn 17,12. Jean. Le discours d’adieu II,241).


20/03/2018. A suivre.

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