81. A.v.Speyr, Dimanches T.O. 5-8

 

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Adrienne von Speyr et Hans Urs von Balthasar

Matériaux pour les homélies. Dimanches T.O. 5-8


5e dimanche A (Is 58,7-10; 1 Co 2,1-5; Mt 5,13-16)

1 – (Sur le sel devenu bon à rien). La mission de chacun est unique et donnée par le Seigneur. On ne la choisit pas soi-même… La chute d’un orgueilleux est toujours plus ridicule que celle d’un humble; et quand celui qui a reçu une mission abandonne sa mission, il fait preuve d’orgueil; il veut montrer qu’il est plus haut que Dieu qui lui avait fait le don du oui à sa mission (Sur Mt 5,13. Cf. Le sermon sur la montagne 35-36).

2 – La foi chrétienne ne peut jamais s’arrêter au Fils, puisque c’est par lui que le croyant est rendu capable de croire au Dieu Trinité (Sur Mt 5,15-16. Ibid. 46).

3 – Le monde entier, dans sa totalité, est destiné à devenir Église (Sur Mt 5,14. Ibid. 38).

4 – Qui a reçu une mission ne peut plus disposer de soi et il doit éclairer ce que le Seigneur veut éclairer. L’extension de la mission dépend entièrement du Seigneur : lumière du monde ou lampe sur le lampadaire dans une chambre. Quand Dieu allume une lampe, c’est pour s’en servir. C’est toujours la désobéissance seule qui peut empêcher de remplir sa mission. Ce que le Seigneur commence porte la marque de son sérieux. Dieu invite donc les hommes à demeurer à sa disposition.

La mission dure tant que dure l’Église : celui qui est lampe l’éclaire à travers tous les temps. Tous les saints éclairent la maison du Seigneur. – Lumière du monde, mais ils sont plongés par le Seigneur dans l’humilité. Ils n’ont plus de droits sur eux-mêmes. Ils ne peuvent plus avoir de préférence personnelle qui ne serait pas la préférence de Dieu. Ils ne peuvent plus se retirer dans des espaces privés. Dieu prend les hommes avec leurs fautes, et c’est aussi pour eux une cause d’humiliation. Personne ne peut attendre de se sentir parfait pour accomplir sa mission, même s’il lui semble être une fausse lumière (Sur Mt 5,15-16. Cf. Ibid. 41-44).

5e dimanche   B   (Jb 7,1-4.6-7; 1 Co 9,16-19.22-23; Mc 1,29-39)

1 - « Il guérit beaucoup de malades ». Nous pouvons méditer sur la forme que prennent aujourd’hui les rencontres du malade avec le Seigneur. Les jours de maladie deviennent très souvent des jours de grâce, parce que le Seigneur s’occupe de manière particulière des malades. Peut-être ne leur enlève-t-il pas chaque fois leur maladie corporelle; peut-être permet-il que cette maladie conduise à la mort, non à la mort spirituelle mais à la mort corporelle. Cependant qu’elle que soit la forme de la maladie qui conduit les malades à lui, ce qu’il donne c’est la guérison, toujours la guérison en lui. Il guérit les malades de leur incroyance, de la tiédeur de leur foi, de leur manque de temps aussi, dont ils souffraient et qui les empêchaient de le chercher. Toute rencontre d’un malade avec le Seigneur signifie aujourd’hui encore une guérison (Sur Mc 1,34. Saint Marc 55).

2 – Il prie sans cesse. Dans son dialogue ininterrompu avec le Père, il se réserve des temps où, en tant qu’homme, il s’adresse exclusivement au Père et se consacre à l’entretien intime avec lui. Et de même le Père est seul avec lui dans l’Esprit Saint. Quelle forme intérieure prend cet entretien, quel amour rayonne de lui, quelle oblation totale est offerte et reçue, cela dépasse notre entendement.  La réponse aux prières du Fils, c’est l’acceptation de son sacrifice par le Père. Le Père répond au Fils en lui permettant à nouveau de donner sa vie sur la croix pour les hommes. Nous pouvons être sûrs que le Fils, à chaque prière,  ne cesse de s’offrir. Nous voulons essayer d’introduire quelque chose de l’esprit de cette prière dans la nôtre, et prier Dieu de bien vouloir accepter ce que nous lui offrons, même si c’est avec de faibles forces, par amour pour son Fils (Sur Mc 1,35. Cf. Ibid. 57-58).

3 – Le Seigneur Jésus prépare sa prédication : dans la prière, dans la contemplation. Il sort du monde pour être seul avec le Père. Il s’accorde un temps  qui nous apparaît peut-être comme un temps perdu puisqu’il est la Parole même, qui n’a rien à apprendre dans la solitude et dans la préparation de la prédication. Pourtant il retourne vers le Père et se prépare en priant. Il a besoin de cette force, de cette proximité. En se rapprochant du Père, il ne s’éloigne pas des hommes. Pour nous, nous devons en tirer la conclusion que nous avons besoin d’une contemplation sérieuse, de silence, de prière, pour oser entreprendre quelque action chrétienne (Sur Mc 1,38-39. Ibid. 60-61).

4 – Devenir la personnalité que Dieu a prévue pour nous. Correspondre à ses vues et, pour cela, renoncer à nous-mêmes. C’est un acte où l’on dit non à soi pour dire oui à Dieu. Un acte qui doit avoir des répercussions dans les petites comme dans les grandes circonstances de la vie. Il n’est aucun domaine, que ce soit au plan de la nature ou de la surnature, qui resterait réservé à notre seule disposition. Sinon, nous ne ferions que nous abuser nous-mêmes (Sur 1 Jn 3,24. Die katholischen Briefe II,144).

6e dimanche  A (Si 15,15-20; 1 Co 2,6-10; Mt 5,17-37)

1 – Il serait ridicule de prétendre que la grâce rend tous les hommes égaux devant Dieu, les pécheurs et les justes, les obéissants et les désobéissants (à la loi de Dieu), et qu’à ses yeux une tâche accomplie n’est pas motif à distinction (Sur Mt 5,19. Ibid. 59)

2 – Lorsque le Seigneur menace de l’enfer (Mt 5,22), ce n’est qu’en étant prêt à porter pour nous et à notre place, de même qu’il a assumé tout péché, le châtiment ultime, la séparation d’avec le Père, un châtiment qui commence au tribunal de Ponce Pilate, jusqu’au tribunal du Père (Sur Mt 5,19. Ibid. 69).

3 – L’ancienne Alliance prescrivait de ne pas commettre l’adultère. Mais voilà que le Seigneur se présente avec sa revendication absolue de l’âme tout entière du croyant. Comme il est lui-même en tant qu’homme parfaitement pur, il essaie par son amour, par un don jaillissant de sa pureté, de susciter chez ses frères aussi la pureté, afin que le Père reconnaisse vraiment en eux ceux qu’il a rachetés. Il ne peut rien tolérer en eux qui masque la vue du Père.

Il n’y a pas que l’acte qui soit péché, mais déjà le désir, l’intention de le commettre. Il oppose concupiscence et pureté, cette pureté de cœur qu’il a proclamée bienheureuse, qui est le fondement du véritable amour du prochain et qui ne doit être nullement concupiscente. L’amour même n’est jamais tentation, il est toujours sauvegarde. Seule la concupiscence est tentation et toujours défiguration de l’amour. Seule la concupiscence nous appauvrit, l’amour pur est toujours accomplissement. Dans la nouvelle Alliance, tout est infiniment différencié. Le Fils apparaît comme l’homme parfaitement pur. Mais sa pureté n’est pas un raffinement humain, elle procède, parce qu’il est Dieu, de la pureté divine, de la pureté de sa relation au Père.

Le Père en quelque sorte est comme gâté par le Fils : en lui il a vu ce qu’un homme sait faire, qu’il est capable de réaliser les pensées, les desseins et les désirs les plus intimes de Dieu. Et le Père voudrait pouvoir appliquer aux chrétiens cette mesure du Fils qui, de son côté, se tient prêt à supplier, à secourir, à faire de nos mauvaises intentions des bonnes. Il s’offre même en tant que bonne réalisation pour se substituer à nos mauvaises réalisations, en se manifestant par exemple à celui qui renonce à satisfaire un mauvais désir, pour le réconforte et le consoler (Sur Mt 5,27-28. Ibid. 83-84).

4 – La pureté du cœur est le fondement du véritable amour du prochain. L’amour n’est jamais tentation, il est toujours sauvegarde. Seule la concupiscence est tentation et toujours une défiguration de l’amour. Seule la concupiscence nous appauvrit, l’amour pur est toujours accomplissement (Sur Mt 5,27-28. Ibid. 83).

5 – Il existe en Dieu des choses que les sens humains sont incapables de recevoir, des choses que l’on ne peut pas percevoir d’un point de vue purement humain.Il y a des choses que Dieu nous prépare mais qui ne nous sont pas accessibles maintenant parce qu’il veut exiger de nous la foi et il veut révéler son mystère à notre foi. Ce n’est qu’en nous donnant à lui que que nous apprendrons les projets qu’il a pour nous, ce qu’il a l’intention de nous donner. Mais, dans la foi, nous comprenons que ce mystère de Dieu est un mystère d’amour : amour de Dieu pour l’homme et amour divin du Fils pour le Père, mystère que par amour pour le Père et pour nous il révèle sur la croix (Sur 1 Co 2,9. Cf. Première épître de saint Paul aux Corinthiens I,58-59).

6 – L’Esprit accompagne le Fils dans toutes ses expériences à la fois humaines et divines et il le révèle. Il parle en chaque parole qu’exprime le Fils, il agit en chaque miracle du Fils.  Il est tellement proche du Fils que, sur la croix, celui-ci pour expérimenter dans la mort de sa nature humaine la déréliction  la plus absolue, le remet explicitement entre les mains du Père (Sur 1 Co 2,10. Cf. Première épître aux Corinthiens I, 61-62).

6e dimanche    B    (Lv 13,1-2.45-46; 1 Co 10,31-11,1; Mc 1,40-45)

1 – « Je le veux, sois purifié ». Le Seigneur fait de la volonté du malade sa propre volonté. Cela est possible parce que, auparavant, le malade a déjà été touché par la grâce du Seigneur et que la grâce reçue a entraîné la grâce de la guérison. La grâce appelle la grâce. Dans toutes nos prières, dans nos maladies et dans nos péchés, nous savons que nous devons d’abord accorder notre volonté à la volonté du Seigneur, afin qu’il puisse faire sienne notre volonté. Cela rappelle l’autre fiat : « Qu’il me soit fait selon ta parole ». La prière du lépreux s’appuie sur le fiat de la Mère et par là sur la demande du Notre Père (Sur Mc 1,41. Saint Marc 63).

2 – « Garde-toi de rien dire à personne ». L’ordre est strict : Garde-toi! Le Seigneur ne donne pas de longues explications, il ordonne seulement : tais-toi! Un ordre clair qui doit être exécuté sans de plus amples explications. Il y a des raisons que le lépreux guéri peut deviner : le Seigneur ne veut pas favoriser les rumeurs à son sujet. Mais pour l’instant, il ne communique pas ses raisons à l’homme guéri. Il ne s’excuse pas non plus de demander quelque chose. Cela ne veut pas dire qu’il est facile pour des humains d’obéir sans explication (Sur Mc 1,44. Ibid. 65).

3 - « Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville ». Le lépreux guéri n’a pas respecté la consigne de silence que Jésus lui avait imposée. Il s’était mis à proclamer partout la nouvelle de sa guérison. On ne voit pas jusqu’à quel point cette désobéissance contrarie les projets du Seigneur. En tout cas, il ne peut plus entrer ouvertement dans une ville sans que les gens affluent vers lui : cela voulait dire qu’il avait ses raisons de vouloir resté ignoré. Ce n’est plus possible maintenant. La désobéissance est un poids pour le Seigneur, elle l’empêche de faire ce qu’il projetait. Il n’en va pas autrement aujourd’hui. Il n’y a aucun doute que tout ce que nous faisons contre la volonté du Seigneur lui pèse, qu’il ne lui est nullement indifférent  que nous restions ou non à l’intérieur de son plan et de ses recommandations (Sur Mc 1,45. Ibid. 67-68).

6e dimanche    C    (Jr 17,5-8; 1 Co 15,12.16-20; Lc 6,17.20-26)

1 – La foi, on peut la comparer à la conception de la Mère de Dieu qui a reçu en elle la semence de Dieu par l’Esprit Saint : cette semence vit et veut vivre en puisant dans la vie de Marie. Et la Mère doit se consacrer physiquement et spirituellement à la vie qui se développe en elle. Elle se met à sa disposition telle qu’elle est, sans réserve. D’une manière semblable, nous devons recevoir la foi et la laisser vivre en nous comme une vraie semence de Dieu, lui ouvrir tout l’espace qu’elle veut occuper (Sur 1 Co 15,17. Cf. Première épître de saint Paul aux Corinthiens II,203).

7e dimanche A (Lv 19,1-2.17-18; 1 Co 3,16-23; Mt 5,38-48)

1 – Pour l’homme sans Dieu, la mort est la limite de sa vie, de sa puissance et de sa sagesse. Dans la foi, l’homme possède la vie et la mort. Dans la même foi, il peut vivre et mourir. Et la mort n’est plus l’interruption de son existence, elle est remodelage de la vie en Dieu. Elle est un don de Dieu tout autant que la vie terrestre. Là où la mort appartient à l’homme, et non plus l’homme à la mort, le monde temporel est brisé, l’éternité émerge (Sur 1 Co 3,21-23. Cf. Première épître aux Corinthiens I,103).

7e dimanche    B    (Is 43,18-19.21-22.24-25; 2 Co 1,18-22; Mc 2,1-12)

1 – « Ils défirent le toit de l’endroit où Jésus se trouvait… » Ceux qui accompagnent le malade doivent employer une ruse pour l’amener devant le Seigneur. Sur le chemin habituel, ça ne va pas, alors ils trouvent un autre chemin, inhabituel. Nous ne savons pas exactement comment il était possible d’ouvrir simplement le toit, et de faire descendre le grabat. L’important, c’est que l’amour anime ces porteurs et leur montre cette issue. Ils auraient pu dire au paralytique : « Cette fois-ci, ça ne va pas, il y a trop de gens, nous avons fait ce qui était humainement possible, tu dois t’en satisfaire ». Mais non, il y a en eux une grâce plus forte, qui les rend capables de surmonter les obstacles. Les porteurs (et leurs semblables), par la grâce,  inventent des chemins pour conduire les hommes à Dieu, à la vérité. Plus que jamais, notre intelligence et nos efforts chrétiens doivent être mis en œuvre, non seulement sur un chemin facile et balisé, mais, au-delà, quand il devient difficile (Sur Mc 2,4. Cf. Saint Marc 71-72).

2 – « Tes péchés sont remis ». Jésus offre au paralytique quelque chose qui d’abord dépasse de loin son attente, qui ne se trouve pas en rapport avec ce qui était attendu. Quelque chose de très grand, de très beau, mais qui est sans rapport. Le malade vient pour être libéré de sa paralysie et le Seigneur lui pardonne ses péchés. Il en est finalement toujours ainsi quand on s’adresse au Seigneur, quand on attend quelque chose de lui : il répond mais chaque fois à sa manière, qui ne concorde guère avec la nôtre, parce que la sienne  nous dépasse toujours de loin. Et comme cela nous dépasse, nous avons le sentiment que cela tombe à côté. Dans l’Évangile, une réponse du Seigneur n’est que rarement adaptée à la question de l’homme ou mieux : la question n’est pas adaptée à la réponse que le Seigneur veut donner (Sur Mc 2,5. Ibid. 73).

3 - « Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va-t-en chez toi ». Le Seigneur ne demande pas : veux-tu ou ne veux-tu pas, il ordonne. Le malade est près du Seigneur, et cela signifie qu’il croit et espère. Sa foi qui espère et l’amour de ceux qui l’accompagnent forment une sorte de présupposé pour l’intervention du Seigneur. Ici gît un homme qui s’est préparé dans l’attente. Chaque fois que le Seigneur donne un ordre à quelqu’un, il se trouve déjà quelque grâce en celui qui doit obéir. Fondamentalement l’obéissant a la liberté de ne pas obéir, mais en fait il n’est plus enclin à s’opposer à l’ordre parce qu’il a déjà commencé à croire et que l’obéissance signifie l’accomplissement de la foi (Sur M, 2,11. Ibid. 79).

8e dimanche  A (Is 49,14-15; 1 Co 4,1-5; Mt 6,24-34)

1 – A chaque jour suffit sa peine. Demain nous serons entourés de la même grâce qu’aujourd’hui, nous pourrons nous tenir dans la même obéissance d’amour. Chacune de nos journées, dès l’instant où nous obéissons au Seigneur, est déjà un jour de notre vie éternelle; par la grâce du Seigneur, elle participe à l’actualité toujours présente de la vie éternelle. Le Seigneur conduit les siens de telle manière qu’ils savent à tout instant ce qui est exigé d’eux. Nous devons donc abandonner tout souci de nous décider nous-mêmes pour répondre dans une parfaite obéissance à l’attente de Dieu. Le Seigneur ne nous accompagne pas un bout de chemin pour ensuite nous laisser libres. Il n’attend pas notre obéissance aujourd’hui pour nous laisser faire demain ce que nous voulons. Il ne nous fait pas faire aujourd’hui la volonté du Père pour que demain nous ayons à nouveau la joie de faire la nôtre. Il demande dès maintenant l’absolu (Sur Mt 6,34. Le sermon sur la montagne 201 et 200).

8e dimanche     B    (Os 2,16-17.21-22; 2 Co 3,1-6; Mc 2, 18-22)

1 – « Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils alors que tes disciples ne jeûnent pas? » Derrière cette question se cache un enchevêtrement de motifs, et la question elle-même renvoie à une situation tout à fait opaque pour l’observateur. Où se placent les pharisiens, où les disciples de Jean, où les disciples du Christ? Pour nous aussi, la place où un homme se trouve par rapport au Seigneur et à l’Église reste souvent incertaine. Mais en tant que disciples du Christ, nous n’avons pas besoin de toujours sonder cela, il faut plutôt nous demander où nous sommes situés nous-mêmes, non pas en ce qui concerne la prescription du jeûne, mais quant à notre résolution d’observer sans réserve le commandement du Christ, son premier commandement (Sur Mc 2,18. Saint Marc 93).

2 – « Jésus leur répondit ». Dans le fait que Jésus leur réponde, il apparaît clairement que le Seigneur s’occupe toujours d’une manière ou d’une autre de celui qui interroge. Il y a là une très grande consolation pour nous. Car il peut se produire, il se produira et il doit se produire, que nous priions sans entendre de réponse, que nous demeurions dans la prière sans éprouver aucune consolation, et même que la prière augment encore en nous la sécheresse et que nous avons le sentiment qu’à nous précisément le Seigneur ne veut pas répondre. Nous pouvons être sûrs qu’il répond toujours. Ce ne sera peut-être pas la réponse que nous attendons, mais une réponse vient toujours (Sur Mc 2,19. Cf. Ibid. 94).

3 - « Tant qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner ». L’attitude du Seigneur lui-même doit nous être un exemple. Nous pourrions nous demander : le Seigneur est-il davantage avec nous quand il festoie avec les publicains et les pécheurs ou quand, sur la croix, il souffre pour nous? A la question ainsi posée, la réponse serait : le Seigneur est toujours parmi nous. Il n’est pas seulement parmi nous pour célébrer des fêtes, mais aussi en souffrant durant sa Passion, voilé, caché. Mais qu’il souffre pour nous ou qu’il nous fasse entrer dans sa joie, son attitude est toujours la même : l’amour gratuit, le renoncement pour l’amour du Père et des hommes (Sur Mc 2,19. Cf. Ibid. 95-96).

8e dimanche  C (Si 27,4-7; 1 Co 15,54-58; Lc 6,39-45)

1 – Toutes les paroles du Père (dans l’Ancien Testament) qui nous apparaissent souvent comme des paroles de menaces, le Fils devient homme parmi nous pour les accomplir de telle sorte que nous puissions les comprendre comme des paroles de miséricorde (Sur1 Co 15,54. Cf. Première épître de saint Paul aux Corinthiens II,550).

2 - Le Père sait que pour les hommes il n’est pas toujours facile d’avoir les trois personnes également vivantes devant les yeux (Sur 1 Co 15,57. Cf. Première épître de saint Paul aux Corinthiens II,555).

09/10/2018. A suivre

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