83. A.v.Speyr, Dimanches T.O. 13-16

 

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Adrienne von Speyr et Hans Urs von Balthasar

Matériaux pour les homélies. Dimanches T.O. 13-16

 

13e dimanche  B (Sg 1,13-15; 2,23-24; 2 Co 8,7-9.13-15; Mc 5,21-43)

1 - « Une force est sortie de moi ». Toute fatigue offerte, Dieu peut l’utiliser dans la communion des saints, on ne sait comment; de même toute nuit, toute absence de Dieu dans la prière (Nachlassbände – désormais NB - 10,2208).

2Le plus important dans cette méditation est la parole du Seigneur à Jaïre, la parole… qui précède la foi avant qu’il y ait quelque chose à voir. Quand nous sommes dans l’obscurité, abattus par une nouvelle sans plus savoir comment continuer la route, nous le prions de pouvoir entendre sa parole de confiance. Elle doit nous enlever la crainte et nous offrir la foi en lui (Sur Mc 5,36-38. Cf. Saint Marc 262).

13e dimanche  C (1 R 19,16.19-21; Ga 5,1.13-18; Lc 9,51-62)

1 – Personne ne peut, par ses propres forces, amener quelqu’un à croire au Seigneur tel qu’il est; par ses propres forces, on ne peut l’amener qu’à une fausse image du Seigneur. Le passage est souvent imperceptible entre le désir de convertir quelqu’un au Seigneur et celui de le convertir à soi (Sur Ap 19,20. Cf. L’Apocalypse, 763-764).

15e dimanche  B (Am 7,12-15; Ep 1,3-14; Mc 6,7-13)

1 - Si on ne reçoit pas les disciples quelque part, qu’ils aillent plus loin… La mission ne s’arrête jamais. Si quelqu’un la refuse, elle cherche plus loin. Personne ne peut dire : je possède une vérité qui appartient au Seigneur, mais personne n’en veut. Il y a toujours quelqu’un qui la cherche : peut-être le cinquantième, le centième, le millième. En poursuivant son chemin, la mission cherche celui peut recevoir le message et le messager (Sur Mc 6,9-11. Cf. Saint Marc 279).

15e dimanche  C (Dt 30,10-14; Col 1,15-20; Lc 10,25-37)

1 - Nous n’avons plus besoin de nous faire de souci, de nous plaindre du non-sens de l’existence, de perdre courage : de chaque chose et de chaque relation nous pouvons supposer qu’elle a été créée pour lui, le Fils. Tout possède en lui sa vérité… Rien n’existe qui aurait son sens en dehors du Fils (Sur Col 1,16. Der Kolosserbrief 26).

16e dimanche  B (Jr 23,1-6; Ep 2,13-18; Mc 6,30-34)

(Le Seigneur veut se retirer à l’écart et, quand il arrive au lieu visé, il trouve une grande foule). Son dessein est donc contrarié. Le Fils a agi ici comme n’importe quel homme : il avait un but, il a cherché à le réaliser, mais il n’a pas réussi… Pour le moment il n’y fait pas attention. Il agit comme un croyant qui dispose d’une saine raison, qui fait des projets, cherche à les réaliser et en est empêché par les autres. Le Seigneur se lance dans ce projet humain en dépit de sa science divine. Il y a dans ce décalage un mystère fondamental du christianisme.

En agissant ainsi, le Seigneur nous oblige nous aussi à entreprendre des choses selon notre foi, conduits par notre raison : nous faisons qui peuvent être voués à l’échec. Cet échec n’est pas une défaite personnelle du Seigneur pas plus qu’elle n’est la défaite de celui qui marche à sa suite; il est l’expression de la rencontre du divin et de l’humain auquel souvent la pleine connaissance des desseins divins n’est pas donnée. Finalement toute la Passion du Seigneur, par laquelle il sauvera le monde récalcitrant, sera composée par des oppositions à ce qu’il aurait voulu atteindre humainement sur cette terre, et c’est dans cet échec humain que s’intégrera tout le dessein de Dieu (Sur Mc 6,34. Cf. Saint Marc 303).

13/05/2018. A suivre


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